En Nouvelle-Calédonie, la maire sortante Sonia Lagarde réélue à Nouméa
A Nouméa, la maire sortante Sonia Lagarde, alliée aux Loyalistes, a été largement réélue avec 61,99% des voix et 43 sièges, confirmant l’ancrage des non-indépendantistes dans la capitale, à l’issue d’un second tour marqué par une participation de 47,53%.
Dans le Grand Nouméa, les formations non-indépendantistes confirment leur domination en remportant l’ensemble des communes de l’agglomération, qui concentrent à elles seules l’essentiel de la population du territoire.
Nouméa, Dumbéa, Le Mont-Dore et Païta, qui regroupent 64% des habitants de Nouvelle-Calédonie, sont les zones les plus touchées par les émeutes de mai 2024. Dans ce contexte, les campagnes ont largement mis l’accent sur les questions de sécurité.
À Dumbéa, Cynthia Jan s’impose avec 45,33% des suffrages, au Mont-Dore, Nina Julié l’emporte avec 47,46%, et à Païta, Antoine Romain recueille 43,17%.
Les non-indépendantistes enregistrent en revanche plusieurs revers en brousse. À Kouaoua, le président du gouvernement Alcide Ponga est battu d’une courte tête (43,16% contre 44,18%), malgré une alliance avec le Palika.
À La Foa, fief du député Nicolas Metzdorf, Florence Rolland est nettement défaite par le modéré Stevens Kaouda (56,82% contre 43,18 %). Florence Rolland avait succédé à Nicolas Metzdorf à la mairie après son élection aux législatives de juillet 2024.
Côté indépendantiste, le scrutin confirme des équilibres contrastés et des recompositions internes, liées notamment aux divisions autour de l’accord de Bougival. Dans certaines communes, des listes UNI opposées à l’accord faisaient face à d’autres listes UNI qui y sont favorables, ainsi qu’au FLNKS. A Poindimié, Paul Néaoutyine, président de la province Nord et figure historique de l’UNI opposée à Bougival, l’a notamment emporté.