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Alliances, désistements, fusions, maintiens…Les temps forts des tractations politiques au lendemain du premier tour des municipales

Paris : Rachida Dati after the results of the first round of France s  2026 municipal elections of Paris
Credit:Jeanne Accorsini/SIPA/2603152334

Alliances, désistements, fusions, maintiens…Les temps forts des tractations politiques au lendemain du premier tour des municipales

Au lendemain du premier tour des élections municipales, les tractations politiques vont bon train d’ici à la date limite de dépôt des listes pour le second tour mardi à 18 heures. A Lyon, Grégory Doucet a trouvé un accord avec LFI, tandis qu’à Marseille le maire sortant de gauche Benoît Payan a acté son refus de tout accord avec les insoumis, la LR Martine Vassal arrivée 3 ème se maintient. A Paris Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel fusionnent leurs listes, tandis qu'Emmanuel Grégoire a déposé la sienne sans LFI. Revivez l’essentiel de cette journée déterminante.
Rédaction Public Sénat

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13 min

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Alliances, fusion, retrait, maintien… Au lendemain d’un vote marqué par la percée de La France insoumise et des scores favorables au Rassemblement national comme à Marseille, les partis ont peu de temps pour affiner leur stratégie en vue du second tour des élections municipales dimanche.

Les socialistes et les écologistes sont sous la pression d’un accord Insoumis pour remporter certaines grandes villes comme Toulouse ou Lyon. A Paris, la candidate LR a besoin d’une union à droite si elle veut avoir des chances de l’emporter. Le candidat Horizons, Pierre-Yves Bournazel va devoir décider s’il répond à l’appel au « rassemblement » de Rachida Dati. Sarah Knafo (Reconquête), qui atteint les 10 % requis pour se maintenir, a, elle, déjà promis de « faire barrage à la gauche ».

Les incertitudes demeurent dans la quasi-totalité des grandes villes, où des triangulaires ou des quadrangulaires sont envisageables, avec la présence systématique d’une liste RN ou LFI, les deux partis ayant choisi de nationaliser le scrutin municipal avec la course à l’Elysée dans le viseur.

 

18h31

Strasbourg : la maire écologiste et LFI fusionnent pour le 2e tour

La maire sortante de Strasbourg Jeanne Barseghian (Les Ecologistes) et LFI ont annoncé lundi s’allier pour tenter de l’emporter face à la socialiste Catherine Trautmann, arrivée en tête du premier tour des municipale.

Les cinq candidats de Place publique, parti de l’eurodéputé Raphaël Glucksmann, qui figuraient dans la liste du premier tour de la maire écologiste, se sont retirés, a précisé Mme Barseghian.

18h25

Selon les informations du Parisien, à Paris Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel font liste commune à Paris en vue du second tour.

17h55

A Lille, l’écologiste Stéphane Baly, troisième, annonce la fusion de sa liste avec le PS d’Arnaud Deslandes, tout juste en tête devant la candidate LFI

L’écologiste Stéphane Baly, arrivé troisième du premier tour des municipales à Lille, a annoncé la fusion de sa liste avec celle du maire sortant socialiste Arnaud Deslandes, arrivé en tête des suffrages dans ce bastion historique du PS.

Arnaud Deslandes, qui a succédé il y a un an à Martine Aubry, a récolté dimanche 26,26 % des voix, devant la candidate LFI Lahouaria Addouche (23,36 %), qui elle aussi cherchait depuis à faire alliance avec Stéphane Baly.

17h45

A Brest, le maire PS sortant, en difficulté, annonce une alliance avec LFI

Le maire PS de Brest François Cuillandre, distancé par la droite au premier tour des municipales, a annoncé lundi s’allier avec La France insoumise (LFI) au second tour, dans le cadre d’une fusion technique.

« La gauche reste majoritaire à Brest, dans sa diversité », a souligné M. Cuillandre au cours d’une conférence de presse commune avec la tête de liste LFI Cécile Beaudouin. « Le souhait que nous avons, c’est de continuer cette aventure en commun de la gauche », a-t-il ajouté.

17h00

A Lyon, Grégory Doucet annonce un accord avec la liste de la France insoumise

Après avoir déjoué les sondages qui le donnait loin derrière Jean-Michel Aulas (DVC),  le maire écologiste sortant Grégory Doucet  est finalement arrivé en tête du premier tour avec 37,36 % a annoncé avoir trouvé un accord avec Anaïs Belouassa-Cherifi (LFI) qui est arrivée en troisième position avec 10,41 % des voix. « En responsabilité, les listes de La France insoumise ont, comme ailleurs, rejoint cette dynamique. Au‑delà des appartenances, ce qui unit la gauche lyonnaise est plus fort que ce qui la sépare », écrit l’équipe de Grégory Doucet dans un communiqué.

Un accord qui pourrait permettre au maire sortant de mettre en échec son concurrent, Jean-Michel Aulas qui a récolté 36,78 % des voix. Quelques heures avant l’entente entre les têtes de liste de gauche, l’ancien président de l’Olympique lyonnais fustigeait un « accord de la honte ». Ce dernier avait également indiqué qu’il ne débattrait pas avec Grégory Doucet en cas de fusion avec la liste LFI.

16h00

Pierre-Yves Bournazel rappelle ses trois « préalables importants » avant tout accord avec Rachida Dati

Alors que se sont engagées des discussions dès dimanche soir avec Rachida Dati en vue du second tour, le candidat soutenu par Horizons et Renaissance a rappelé ses trois « préalables importants pour l’alternance » : refus de « l’extrémisme politique », convergence programmatique et renouvellement de la gouvernance à Paris.
« Je souhaite très clairement la clarté, vis-à-vis de l’extrême droite et de Mme Knafo. Il ne peut pas y avoir de compromission ou d’alliance avec l’extrême droite et Mme Knafo », a martelé le candidat Horizons face à la presse. Il a également insisté sur la nécessité de reprendre deux priorités de son programme : des « réformes utiles pour assurer sécurité de nos enfants » dans le périscolaire, et la « transformation écologique de Paris ».
Il plaide, pour finir, en faveur d’une nouvelle page de la vie municipale à Paris. « On a une gouvernance trop verticale et je souhaite que soient davantage associés les Parisiennes et les Parisiens à la gestion de Paris. »
15h30

Arrivée 3ème à Marseille, Martine Vassal (LR) se maintient au second tour

Ce sera bien une quadrangulaire à Marseille pour le second tour de l’élection municipale puisque la candidate soutenue par LR et le bloc central, Martine Vassal, a annoncé le maintien de sa liste. Arrivée en troisième position avec 12,41 % des voix, derrière Benoît Payan (36,7%) et Franck Allisio (35,02%) et devant Sébastien Delogu (11,94%), la candidate divers droite entend défendre une « véritable alternative à la gestion actuelle de la ville ». « Il serait impensable de priver les Marseillais de cette représentation au second tour », écrit Martine Vassal dans un communiqué de presse. 

En refusant de se désister malgré de très faibles chances de victoire, Martine Vassal rappelle que « cette élection aura également des conséquences majeures pour l’avenir de la Métropole Aix Marseille Provence. » Cette dernière devrait briguer sa propre succession à la tête de la métropole qui dispose de compétences en matière de transports ou encore en matière d’aménagement du territoire.

15h00

A Avignon la liste LFI fusionne avec la liste de gauche menée par le PS

« Il n’y aura qu’une seule liste de gauche » au second tour, a confirmé à l’AFP un proche de David Fournier, le candidat socialiste. Une condition sine qua non pour espérer garder Avignon à gauche après 14 ans de mandat socialiste. Dans la cité des papes, la liste menée par le PS, soutenue par EELV et les radicaux de gauche, a obtenu 19,89 % et termine en troisième position juste devant la liste emmenée par LFI et le PCF qui récolte 19,03 %.

Contactée dimanche par l’AFP, l’Insoumise Mathilde Louvain avait assuré vouloir agir « en responsabilité », expliquant qu’il fallait voir comme « un péril » la montée du RN à Avignon, dans un département fief de l’extrême droite. La candidate du RN, Anne-Sophie Rigault est arrivée en deuxième position avec 25 % des voix juste derrière Olivier Galzi (27 %), ancien journaliste et candidat surprise. Ce matin, un proche de ce dernier indiquait que « la liste du deuxième tour sera celle du premier tour ».

14h30

Jean-Luc Mélenchon dénonce la « consternante irresponsabilité » de Benoît Payan

Après l’annonce du dépôt de la liste du maire sortant, Benoît Payan, pour le second tour de l’élection municipale à Marseille, Jean-Luc Mélenchon a fustigé la « consternante irresponsabilité arrogante » du candidat socialiste. En déposant sa liste vers midi, l’édile de Marseille a exclu toute possibilité de fusion avec la liste menée par Sébastien Delogu (LFI) et ayant obtenu 11,94 % des voix. « Il préfère le risque de l’extrême droite à la fusion technique avec LFI. Marseille ne peut le supporter », juge Jean-Luc Mélenchon alors que la liste RN menée par Franck Allisio s’est qualifiée pour le second tour avec 35,02 % des voix.

14h00

A Nantes, les discussions s’enlisent et LFI menace de se maintenir au second tour

L’union se fera-t-elle entre la liste de Johanna Rolland (PS) et celle de William Aucant (LFI) à Nantes ? C’est l’un des principaux enjeux des négociations d’entre deux tours puisque la maire sortante ne dispose que d’une très courte avance (35,24 %) sur le candidat de la droite et du centre, Foulques Chombart de Lauwe (33,77 %). Des négociations ont été entamées avec la liste LFI (11,2 %). Néanmoins, un peu après 13 heures, la tête de liste LFI William Aucant a indiqué sur X qu’à ce stade « les discussions ont permis d’avancer sur plusieurs points mais elles se heurtent toujours à un désaccord majeur : le non-respect du résultat du premier tour par la candidate socialiste ».

Plus tôt dans la journée, le candidat insoumis avait énuméré les conditions de l’union qui prévoyait d’exclure toute fusion avec la liste de l’ancien député Renaissance Mounir Belhamiti ayant récolté 8 % des voix au premier tour ainsi qu’une « représentation proportionnelle de la liste de la France insoumise au sien du futur conseil municipal ». A l’heure actuelle, c’est ce dernier point qui semble empêcher un accord entre les deux listes. Sans accord, William Aucant annonce qu’il sera contraint de « déposer la liste ce soir si Johanna Rolland ne revient pas à la raison démocratique ».

11h45

A Marseille, Benoît Payan a déposé sa liste pour le second tour  : « Le combat contre le RN ne se monnaye pas »

En tête du premier tour à Marseille avec 36,7 % des voix, le maire sortant, Benoît Payan, appelle à une union contre le RN également en bonne position puisque Franck Allisio a récolté 35,02 % des voix. « Les Marseillais, dimanche prochain n’ont plus que deux choix », assure le candidat de l’union de la gauche hors LFI qui a déposé sa liste pour le second tour et écarte donc la possibilité d’un accord avec la liste menée par Sébastien Delogu (LFI) ayant récolté 11,94 % des voix. « Le combat contre le RN ne se monnaye pas », a ajouté le maire sortant alors que le candidat insoumis a dénoncé sur X une « position irresponsable » du maire de Marseille.

« Nous entrons dans le plus grand combat que cette ville ait connu contre le RN », ajoute l’édile de Marseille qui fait du résultat de l’élection à Marseille un enjeu national. « Si le RN devait l’emporter, le dessein que la famille Le Pen veut pour le pays pourrait commencer ici », juge Benoît Payan.

11h10

Alliance avec Rachida Dati : « Rien n’est acté », selon l’entourage de Pierre-Yves Bournazel

Sur l’union proposée par Rachida Dati, l’entourage de Pierre-Yves Bournazel précise que « rien n’était acté à ce stade ». Il lui a demandé « une clarification nette et précise sur sa position vis-à-vis de Sarah Knafo, laquelle a appelé Rachida Dati à l’union ce matin ».

Pierre-Yves Bournazel refuse toute alliance ou porosité avec l’extrême droite. Son entourage fait savoir qu’il s’exprimera dans la journée

10h33

Rachida Dati annonce « travailler avec Pierre-Yves Bournazel à un projet d’alternance »

La maire du 7e arrondissement annonce sur X « travailler avec Pierre-Yves Bournazel à un projet d’alternance ». « C’est la vie des Parisiennes et des Parisiens pendant les 6 prochaines années qui est en jeu. Nous devons réussir l’alternance ! », a-t-elle ajouté. Hier, elle avait annoncé que chacun devait « prendre ses responsabilités », en vue d’une liste d’union.
10h12

Pierre-Yves Bournazel pose ses conditions avant un éventuel rapprochement avec Rachida Dati

Comme Rachida Dati, le candidat Horizons arrivé quatrième dans la capitale avec 11,7 % des voix « souhaite l’alternance à Paris ». Il pose trois « préalables à toute discussion » avec la candidate de droite, avec laquelle il a échangé la veille. En tout premier lieu, il demande le rejet clair de toute alliance ou de « toute porosité » avec la liste de Sarah Knafo (Reconquête !), ainsi que tout rapprochement ou vote commun au Conseil de Paris. Il appelle également au « respect » de plusieurs points de son programme, comme la réforme du périscolaire, la fin des « abus et privilèges » des élus parisiens, et la poursuite de la « transformation écologique » de la ville. Sa dernière exigence est de « changer le ton de cette campagne », et de mettre les habitants « au cœur de la gestion municipale ».
10h00

A Besançon, Anne Vignot la maire sortante écologiste s’allie à LFI pour « battre la droite »

 

La maire sortante écologiste de Besançon, Anne Vignot, largement distancée par le candidat LR Ludovic Fagaut à l’issue du premier tour des municipales, annonce s’allier à LFI pour « battre la droite ».

Anne Vignot, candidate d’une alliance Ecologistes-PS-PCF, a obtenu 33,37 % des voix, derrière Ludovic Fagaut (40,13 %), soutenu par le MoDem, de Laurent Croizier. Elle s’unit pour le second tour avec la candidate LFI Séverine Véziès qui a obtenu 10,90 % des suffrages.

« Les listes Besançon, vivante, juste et humaine et Faire mieux pour Besançon ont décidé de s’unir pour le second tour afin de battre la droite LR et macroniste de Messieurs Fagaut et Croizier. »

Les candidats du Rassemblement national (RN), Jacques Ricciardetti (8 %), et d’Horizon-Renaissance, Eric Delabrousse (5,67 %), ne sont pas qualifiés pour le deuxième tour, mais leurs listes sont en mesure de fusionner avec celles ayant passé la barre des 10 %.

Le candidat RN a déclaré dimanche soir sur Ici Franche-Comté qu’il ne donnerait pas de consignes de vote. Quant à Ludovic Fagaut (LR/modem), il avait, dès avant le premier tour, exclu tout rapprochement avec « les extrêmes ».

09h30

A Toulouse, les candidats PS -écologistes LFI annoncent « une liste commune » pour le second tour

Les candidats LFI et PS-Ecologistes aux municipales de Toulouse ont annoncé lundi matin une « liste commune » en vue du second tour afin de détrôner le maire sortant DVD Jean-Luc Moudenc, arrivé en tête dimanche soir.

Lors d’une conférence de presse en présence de membres des deux listes, le député LFI François Piquemal, arrivé en deuxième position avec 27,5 % des suffrages, a annoncé une « liste commune en capacité d’ouvrir une nouvelle ère à Toulouse », ainsi qu’un « accord de gouvernance » selon lequel il serait lui-même candidat à la mairie tandis que le candidat PS-Ecologistes François Briançon, arrivé en 3e position (25 %), serait à la métropole toulousaine.

09h20

Sarah Knafo demande à Rachida Dati d’accepter « sa main tendue »

L’eurodéputée d’extrême droite Sarah Knafo (Reconquête ! ), qualifiée de justesse pour le second tour des municipales à Paris, a appelé lundi la candidate de la droite Rachida Dati à accepter sa « main tendue », sans faire un « accord d’appareil ».

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