Discours d’Edouard Philippe : Bruno Retailleau aurait « voté contre »
Interrogé au micro de Public Sénat dans l’émission « L’épreuve de vérité » Bruno Retailleau, le président du groupe LR au Sénat, estime qu’Edouard Philippe, dans son discours de politique général, n’a pas donné « les moyens » de réussir les « objectifs » affichés.

Discours d’Edouard Philippe : Bruno Retailleau aurait « voté contre »

Interrogé au micro de Public Sénat dans l’émission « L’épreuve de vérité » Bruno Retailleau, le président du groupe LR au Sénat, estime qu’Edouard Philippe, dans son discours de politique général, n’a pas donné « les moyens » de réussir les « objectifs » affichés.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Trop général. Là encore, Bruno Retailleau, le président du groupe Les Républicains au Sénat, estime, comme avec le président de la République dans son discours devant le Congrès, que le Premier ministre est resté trop flou dans son discours de politique générale : « On s’en tient à des objectifs généraux mais on ne voit pas comment on y parvient » juge-t-il. Et s’il avait été député, pas d’hésitation : « Je pense que j’aurais voté contre ».

Alors que le Premier ministre a annoncé que le calendrier des mesures fiscales allait s’étirer finalement sur tout le quinquennat, pas question pour le président du groupe LR au Sénat de croire que le gouvernement a découvert l’état des finances et comptes publics avec le rapport de la Cour des comptes : « Le constat, ils ne le découvrent pas. Ils font mine de le découvrir ». Bruno Retailleau, y voit là « de la politique à l’ancienne ». « Je pense que l’on n’a pas de révolution. On a quelques réformes. Mais la grande révolution à faire, c’est la révolution économique » ajoute-t-il.

Retour à un service national, construction de prisons, accès aux lunettes, soins dentaires et prothèses auditives… « sur tous ces sujets, ça n’est que des dépenses » lâche le sénateur qui regrette également que « les retraités vont être les premières victimes de l’augmentation de la CSG. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Presidential candidate Jean-Luc Melenchon gives a press conference in Paris
7min

Politique

Écorégions : Jean-Luc Mélenchon propose de redessiner la carte des régions pour faire de la France « la première République écologique du monde »

En pleine séquence de canicule, le chef de file de La France insoumise relance son projet de « république écologique ». Le candidat à l’élection présidentielle propose, s’il accède à l’Élysée, de remplacer les régions actuelles par treize « écorégions » organisées autour des bassins versants. Une réforme institutionnelle ambitieuse, qui reste à ce stade une proposition de campagne.

Le

Session of questions to the government at the National Assembly
9min

Politique

Main tendue de Laurent Wauquiez à Édouard Philippe : « C'est le retour de la droite la plus bête du monde », tacle le camp de Bruno Retailleau

Dans les colonnes du Figaro, le patron des députés de droite, Laurent Wauquiez semble avoir, une fois de plus, savonné la planche du candidat à la présidentielle de son parti, Bruno Retailleau, estimant, sans le nommer, qu'il devrait « savoir se retirer le plus tôt possible » au profit du candidat le mieux placé pour rassembler la droite et le centre, en l'occurrence Édouard Philippe. Si l'entourage de Laurent Wauquiez dément tout soutien au candidat Horizons, ses propos agacent mais ne surprennent pas vraiment le camp du Vendéen.

Le

Discours d’Edouard Philippe : Bruno Retailleau aurait « voté contre »
3min

Politique

Loi d’urgence agricole : « Si le Sénat fait le choix de faire capoter le texte, ce sera sa responsabilité », tacle Marc Fesneau, président des députés MoDem

Invité de la matinale de Public Sénat ce jeudi, Marc Fesneau a réaffirmé les lignes rouges de la majorité gouvernementale concernant le projet de loi d’urgence agricole, actuellement examiné au Sénat. La réintroduction de plusieurs pesticides par les sénateurs menace de « faire capoter le texte », qui ne pourra être voté en l’état à l’Assemblée, avertit l’ancien ministre de l’agriculture.

Le