Discours de politique générale de Michel Barnier : « Il est prévu, le 1er octobre », annonce Patrick Kanner
Ce mercredi, Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat était l’invité de la matinale de Public Sénat. Le sénateur du Nord a annoncé que le discours de politique générale de Michel Barnier allait avoir lieu le 1er octobre.
Alors que la composition du gouvernement se fait toujours attendre, Patrick Kanner s’est entretenu avec le Premier ministre qui lui a confirmé qu’il serait prévu le 1er octobre, date d’ouverture de la session ordinaire. Le sénateur du Nord a précisé que cette déclaration de politique générale sera prononcée par le Premier ministre à l’Assemblée nationale, en parallèle d’une déclaration effectuée au Sénat par le « numéro 2 du gouvernement ». Patrick Kanner évoque également l’éventualité d’une « jurisprudence Attal » avec un discours le 2 octobre au Sénat dédié aux collectivités territoriales.
A priori, pas de session extraordinaire de prévue d’ici là : « J’ai demandé une session extraordinaire à M. Barnier, je n’ai pas eu de réponse, mais je pressens que ce sera « non » s’il y a une réponse » précise le sénateur.
Une conférence des présidents a eu lieu hier au Sénat. Si Patrick Kanner affirme que les sénateurs ont « potentiellement acté » la date du discours de politique générale et la date de reprise des activités parlementaires, tout reste incertain en l’absence d’un gouvernement.
Le parti à la flamme va devoir montrer qu'il est bien implanté localement et qu'il n'a pas perdu sa dynamique avant la présidentielle de 2027. Dans ce cadre, les enjeux des élections municipales jouent un rôle décisif, car actuellement peu ancré localement, chaque mairie gagnée devient pour le Rassemblement national un marchepied stratégique pour le national.
Le Parti socialiste, qui détient plusieurs grandes villes, à commencer par Paris, où « ça va être chaud », présente 2500 listes pour les élections municipales. Uni avec les Ecologistes dans plusieurs communes, le parti fait face aux listes LFI, qui attaquent les socialistes sans hésiter. Au-delà de l’enjeu de conserver ses villes et quelques gains possibles, à Saint-Etienne ou Amiens, le numéro 2 du PS, Pierre Jouvet, espère montrer avec le scrutin « la possibilité de construire l’alternative politique dans le pays ».
En tenailles entre l’érosion du vote LR dans les grandes villes et le spectre d’une « union des droites » portée par le RN, le parti de Bruno Retaileau mise sur son solide maillage territorial pour résister lors du scrutin des 15 et 22 mars prochains. LR pourrait toutefois créer la surprise à Nantes et Besançon. Surtout, la droite caresse l’espoir d’un basculement historique à Paris avec Rachida Dati.
Pour les élections municipales, les enjeux sont multiples. Les LR et le PS tentent de conserver leurs nombreuses villes moyennes, pour la droite, ou grandes, pour la gauche et les écolos, avec une élection cruciale à Paris, que vise Rachida Dati. Pour le RN et LFI, qui partent de loin, il s’agit de renforcer l’implantation locale. Le parti d’extrême droite vise Toulon et rêve de gagner Marseille. Horizons essaie de garder ses grands maires. Et pour Renaissance, ce sera à nouveau un scrutin difficile. Le scrutin du 15 et 22 mars devrait réserver quelques surprises.