Dissolution : « Je ne veux pas que mon pays tombe dans l’escarcelle d’une bande de racistes », attaque Ian Brossat

Au micro de Public Sénat, le sénateur communiste de Paris a étrillé le bilan d’Emmanuel Macron, et défendu la constitution du « Front populaire » à gauche, dont un accord a été trouvé en fin de matinée.
Alexis Graillot

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Les mots étaient forts et le discours se voulait mobilisateur. Invité à réagir sur les accusations d’Emmanuel Macron d’une alliance « contre-nature » avec une « extrême-gauche antiparlementariste, antisémite et communautariste », Ian Brossat s’en est pris au chef de l’Etat qu’il accuse d’avoir fait monter le Rassemblement National.

« A cause de la politique d’Emmanuel Macron, l’extrême-droite est aux portes du pouvoir », tance l’élu, pour qui face à ce constat, « il est évident que la gauche se rassemble ». L’occasion de torpiller le parti dirigé par Jordan Bardella : « Je ne veux pas que mon pays tombe dans l’escarcelle d’une bande de racistes », appelle-t-il.

« Nous ne pouvons pas nous payer le luxe de la division »

Alors que les différentes forces de gauche se sont réunies ce matin pour finaliser un accord, fixant le nombre de circonscriptions par force politique, Ian Brossat s’est déclaré « heureux qu’à gauche tout le monde prenne ses responsabilités et que l’on soit capable de faire face à cette menace de l’extrême-droite ».

Et pas question pour le sénateur communiste de renvoyer dos à dos, comme le chef de l’Etat, LFI et le RN : « Il peut y avoir des différences », reconnaît-il, « mais c’est sans commune mesure avec une victoire du RN ». « Le seul rempart à l’extrême-droite, c’est la gauche rassemblée », martèle-t-il, tout en soulignant : « Nous avons besoin d’être rassemblés, nous ne pouvons pas nous payer le luxe de la division ».

Défenseur d’une « vraie politique de gauche pour améliorer la vie des gens », l’élu parisien estime que de son côté, il n’y a « pas d’ambiguïté » sur le programme du futur « Front populaire » : « abrogation de la réforme des retraites », « augmentation du pouvoir d’achat et des salaires », « taxation des plus hauts revenus », égrène Ian Brossat.

Enfin, le sénateur se montre rassurant quant aux frictions que pourrait déclencher la répartition des circonscriptions parmi les différentes forces de gauche : « Nous y arriverons car nous avons le sens des responsabilités », explique-t-il, souhaitant montrer un « visage uni aux électrices et électeurs car nous leur devons ». Sans dégager toutefois un futur nom à Matignon : « Nous sommes en discussion », tempère-t-il, indiquant toutefois que « nous avons besoin d’une équipe, pas d’une tête de gondole ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Dissolution : « Je ne veux pas que mon pays tombe dans l’escarcelle d’une bande de racistes », attaque Ian Brossat
3min

Politique

Crise énergétique : Sébastien Lecornu annonce l’interdiction des chaudières à gaz dans les logements neufs

Quelques jours après le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l’Iran, Sébastien Lecornu a annoncé, ce vendredi, une série de mesures destinées à tirer les leçons » de la crise énergétique. Afin de dépendre moins des énergies fossiles, l’installation de chauffages au gaz serait interdite « dès la fin de cette année » dans les constructions neuves. Le gouvernement va aussi doubler son soutien à l’électrification des usages de 5,5 milliards à 10 milliards d’euros par an d’ici 2030.

Le

Philippe TABAROT visite du technicentre SNCF
6min

Politique

Sénatoriales : candidat dans les Bouches-du-Rhône, Renaud Muselier entend faire une liste commune avec LR

Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, parti chez Renaissance en 2022, a annoncé par surprise sa candidature aux sénatoriales de septembre prochain, entendant jouer un rôle au plan national, pour la présidentielle. Il veut mener une liste d’union avec la droite. Du côté de la sénatrice LR sortante, Valérie Boyer, on confirme que les discussions sont engagées.

Le

Hungary US Vance
7min

Politique

Elections en Hongrie : « Orban est comblement bousculé dans cette campagne »

Dimanche, les élections législatives en Hongrie s’annoncent à haut risque pour Viktor Orban. Le Premier ministre nationaliste, proche du Kremlin, est distancé dans les sondages par son principal opposant, Péter Magyar. L’eurodéputé a choisi de mener une campagne de terrain sur des thèmes de politique intérieure, en mettant en exergue les dérives du régime en place depuis 16 ans.

Le

illustration: petite Mairie et son drapeau francais.
3min

Politique

Une tribune signée Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christine Taubira appelle les femmes à « prendre le pouvoir » dans les intercommunalités

Avec seulement 12 % de femmes à la tête d’une intercommunalité, ces dernières restent exclues de ces postes clefs, en dépit de la parité. Une tribune, signée par Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christiane Taubira, dénonce la situation et appelle à changer la donne.

Le