Divergence entre Patriat et Mézard sur la constitution d’un groupe REM au Sénat
Si la constitution d’un groupe La République en marche à l’Assemblée nationale après les législatives ne fait pas de doute, il en va autrement au Sénat. Ce matin, le sénateur François Patriat, ancien PS « en marche » depuis la première heure, a clairement affiché sa volonté de voir se créer un groupe La République en Marche. Le ministre de l’Agriculture Jacques Mézard n’y est pas opposé formellement mais tient à ce que le groupe RDSE, dont il était le Président jusqu’à son entrée au gouvernement, continue d’exister.

Divergence entre Patriat et Mézard sur la constitution d’un groupe REM au Sénat

Si la constitution d’un groupe La République en marche à l’Assemblée nationale après les législatives ne fait pas de doute, il en va autrement au Sénat. Ce matin, le sénateur François Patriat, ancien PS « en marche » depuis la première heure, a clairement affiché sa volonté de voir se créer un groupe La République en Marche. Le ministre de l’Agriculture Jacques Mézard n’y est pas opposé formellement mais tient à ce que le groupe RDSE, dont il était le Président jusqu’à son entrée au gouvernement, continue d’exister.
Public Sénat

Par Alice Bardo

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Mézard a raison de dire que le Sénat, ce n’est pas l’Assemblée, prévient François Patriat. Il y a besoin de cohérence et cela passe forcément par une coordination. » Invité ce matin de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio, il rêve « non pas d’un intergroupe mais d’un groupe qui réunisse tous ceux qui sont La République en marche », qu’ils soient RDSE, PS, UDI « voire Républicains ». Il invite les sénateurs indécis à choisir, d’autant que dès que le parti d’Emmanuel Macron sera constitué, « la double appartenance ne sera plus autorisée ».

« C’est un groupe historique, qui a toujours réuni des femmes et des hommes de progrès »

Le son de cloche est différent du côté du Jacques Mézard. Invité de l’Épreuve de Vérité hier soir, sur Public Sénat, le ministre de l’Agriculture a dit que le groupe RDSE, dont il était le président jusqu’à son entrée au gouvernement, répondait déjà à ce besoin de « rassemblement ». Il souhaite le voir perdurer à l’issue des sénatoriales, qui se tiendront fin septembre. « C’est un groupe historique, le premier groupe parlementaire créé en France, qui a toujours réuni des femmes et des hommes de progrès. » Pour autant, il préfère que la décision revienne aux sénateurs RDSE qui, pour l’instant, ont « la ferme intention de garder (leur) groupe »  selon leur nouveau président Gilbert Barbier. Et ils ont tout intérêt à rester groupés : ils sont aujourd’hui 17 et il faut 10 membres pour constituer un groupe.

Mézard sur le RDSE : « C’est un groupe historique, qui a toujours réuni des femmes et des hommes de progrès »
00:45

Partager cet article

Dans la même thématique

Illustration of the  Cour des Comptes in Paris
7min

Politique

Nouvel impôt sur la fortune, taxe sur les holdings, révision du Pacte Dutreil : les pistes de la Cour des comptes accueillies froidement par la majorité sénatoriale

Dans une note destinée à nourrir le débat public, la Cour des comptes préconise une légère hausse de la fiscalité du patrimoine via la création d'un nouvel impôt sur la fortune personnelle, une taxe sur les holdings ou encore la révision du Pacte Dutreil. Ces pistes sont destinées à répondre « au sentiment d'injustice, qui altère le consentement à l'impôt », mais vont à rebours de la position de la majorité sénatoriale pour qui le redressement de l'économie passe au contraire par un allégement de charges et la facilitation des transmissions des biens professionnels.

Le

Divergence entre Patriat et Mézard sur la constitution d’un groupe REM au Sénat
2min

Politique

Primaire du PS : Boris Vallaud se dit « peiné et consterné du ton que prend cette campagne »

Invité de la matinale de Public Sénat, le président du groupe PS à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud a regretté les propos de Ségolène Royal concernant Raphaël Glucksmann. En attendant le premier tour le 9 octobre, le dialogue pourrait encore se tendre entre les cinq candidats, parmi lesquels figurent Ségolène Royal et Raphaël Glucksmann.

Le