[DOCUMENT] La circulaire polémique de l’Intérieur sur les « nuances politiques » attribuées aux législatives

[DOCUMENT] La circulaire polémique de l’Intérieur sur les « nuances politiques » attribuées aux législatives

Une nouvelle circulaire demande aux préfets d’attribuer une « nuance politique » aux candidats aux législatives. Les candidats de la majorité présidentielle seront comptabilisés sur l’unique nom d’Ensemble !, alors que la NUPES n’est pas prise en compte. Ses candidats seront forcément comptés séparément, comme LFI, EELV, PS ou PCF.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

C’est la circulaire de la discorde. Le ministère de l’Intérieur a envoyé à tous les préfets une circulaire, datée du 13 mai, au sujet des « nuances politiques » pour les législatives. Signée par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, la circulaire demande aux préfets d’attribuer de manière discrétionnaire une nuance politique aux candidats aux législatives, comme cela se fait à chaque élection. Mais le nouveau paysage politique complique cette année les choses.

La circulaire prend en compte la création d’« Ensemble ! », la nouvelle confédération de la majorité présidentielle qui rassemble Renaissance (ex-LREM), le Modem et Horizons. Une unique nuance « ENS », pour Ensemble !, est donc créée pour la majorité présidentielle. En revanche, la Place Beauvau n’a pas prévu de nuance « NUPES », pour la Nouvelle union populaire écologique et sociale, fruit de l’union de la gauche pour les législatives. Au nom d’« une logique de lisibilité de l’offre politique », le ministère de l’Intérieur classera les candidats de la NUPES soit en tant que LFI, EELV, PS ou PCF. Chez LFI et EELV, on dénonce « une manœuvre du ministère de l’Intérieur » pour « minimiser » le score de la NUPES, lors de l’annonce des résultats (voir notre article sur le sujet pour plus de détails).

La circulaire, que les candidats ont découverte le 16 mai, et rendue publique ce mardi 17 mai, est sur le site de Légifrance. Elle est cependant mal référencée sur Internet. On trouve plus facilement la première circulaire, datée du 27 avril, qui faisait encore la différence entre LREM, le Modem et « divers centre », où on retrouvait notamment Horizons et Agir. Pour faciliter la consultation du document, voici donc la dernière circulaire en date du 13 mai :

Lire aussi » Législatives : la NUPES dénonce « une manœuvre du ministère de l’Intérieur » pour « minimiser » son score

Dans la même thématique

Le President de la republique visite le salon international de l’agriculture
5min

Politique

Salon de l’agriculture : le grand débat, « un échec historique pour la communication de l’Élysée »

Face au tollé provoqué par l’invitation des Soulèvements de la Terre à un grand débat avec les acteurs du monde agricole, l’exécutif rétropédale et plaide une « erreur ». La FNSEA, rejointe par d’autres organisations conviées, refuse une telle rencontre. À la veille de l’ouverture du Salon de l’agriculture, le « coup politique » tenté par Emmanuel Macron semble avoir du plomb de l’aile.

Le

Paris: Macron visiting the 59th edition of the International Agriculture Fair
9min

Politique

Le Salon de l’agriculture, du « Casse-toi, pauv' con » à l’œuf jeté sur Macron, une terre fertile en prises de bec

Temps fort de la vie politique, le Salon international de l’agriculture est aussi un terrain favorable aux accrochages, avec des élus et responsables politiques à portée d’engueulade. Le tout sous l’objectif des caméras. Dans un contexte de remobilisation du monde agricole, la 60e édition du « SIA » s’annonce sous haute tension. Retour sur les incidents et autres bousculades qui ont marqué ses allées ces dernières années.

Le

[DOCUMENT] La circulaire polémique de l’Intérieur sur les « nuances politiques » attribuées aux législatives
4min

Politique

Salon de l’agriculture : « Il y a un niveau de tension supérieur à celui qu’il y avait au moment des blocages », prévient Arnaud Rousseau

Invité de l’émission Extra Local, le patron de la FNSEA confirme qu’il ne participera pas au grand débat souhaité par l’Élysée en ouverture du Salon de l’agriculture. Point de blocage : l’invitation des Soulèvements de la Terre à la table des discussions. Pour Arnaud Rousseau, « ce n’est pas la manière de sortir de cette crise de manière constructive ».

Le