Domicile de François Patriat dégradé : une attaque « blessante, violente et délétère », dénonce le sénateur Renaissance

« Je suis un peu un habitué du problème. Je vis dans une maison isolée à la campagne, ma maison est accessible, tout le monde me connaît », a regretté le président du groupe RDPI du Sénat, François Patriat, qui a découvert des sangliers morts accrochés sur le portail de sa maison. « On doit respecter les élus », alerte-t-il, « il faut y mettre un stop ».
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C’est une nouvelle agression contre un élu. Dans la nuit de lundi à mardi, la maison du sénateur Renaissance François Patriat, en Côte-d’Or, a été visée. Deux sangliers morts ont été accrochés au portail et du fumier et de la laine ont été déversés. Plusieurs graffitis ont aussi été faits, comme « cette fois, passe le message à Macron ! » ou « n’oublie pas tes racines ! »

Le président du groupe RDPI (Renaissance) du Sénat a réagi à cet événement, ce mercredi, sur le plateau de Public Sénat. « Je ne voudrais pas me victimiser. (…) Ce qui s’est passé hier à Science Po Paris est beaucoup plus grave », a commencé François Patriat. « Je suis un peu un habitué du problème. Je vis dans une maison isolée à la campagne, ma maison est accessible, tout le monde me connaît et connaît ma fibre rurale et agricole. Je deviens souvent le bouc émissaire naturel du monde agricole, même si je les accompagne toujours », affirme le patron des sénateurs macronistes.

En revanche, « hier, ils ont vraiment débordé. Parce que le schéma était ordurier. La façon dont c’était traité était blessante, violente et délétère. Elle nuit à la cause du monde agricole », dénonce celui qui a été rapidement ministre de l’Agriculture.

« On doit respecter les élus », ajoute encore François Patriat, qui s’inquiète du « climat de violence, comme dans beaucoup de pays, qui s’installe dans le pays. Cette fois-ci, c’est le domaine. Pourquoi pas les personnes après ? Il faut y mettre un stop ».

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