Drapeaux en berne après la mort d’Yvan Colonna : « Un acte inadmissible », pour Brice Hortefeux
Invité de notre matinale, Brice Hortefeux est revenu sur la mise en berne des drapeaux corses par la collectivité de Corse. L’ancien ministre de l’Intérieur dénonce un « acte inadmissible » et critique la « capitulation » du gouvernement.

Drapeaux en berne après la mort d’Yvan Colonna : « Un acte inadmissible », pour Brice Hortefeux

Invité de notre matinale, Brice Hortefeux est revenu sur la mise en berne des drapeaux corses par la collectivité de Corse. L’ancien ministre de l’Intérieur dénonce un « acte inadmissible » et critique la « capitulation » du gouvernement.
Louis Mollier-Sabet

Temps de lecture :

2 min

Publié le

« Une faute » pour le chef de l’Etat. La mise en berne des drapeaux corse par la collectivité de Corse suite à la mort d’Yvan Colonna n’a pas manqué de faire réagir, même au plus haut sommet de l’Etat. Le gouvernement avait jusque là joué l’apaisement. Gérald Darmanin avait même mis l’autonomie sur la table face à la montée des violences, ce que regrette Brice Hortefeux, ancien ministre de l’Intérieur de Nicolas Sarkozy : « La marque de ce quinquennat c’est le recul de l’autorité dès lors qu’il y a un obstacle. Le début du quinquennat avec la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, le gouvernement a capitulé. Sur la question corse, il y a 70 policiers et gendarmes blessés en une journée et l’on dit ‘très bien, autonomie’. »  

« Une initiative institutionnelle en hommage à celui qui a assassiné le représentant institutionnel de l’Etat sur l’île »

Si « le Président de la République a raison de condamner la mise en berne des drapeaux », la pente est glissante pour Brice Hortefeux, « on commence par autonomie et on aboutit à indépendance. » D’après lui, « face à la violence en Corse, l’Etat a capitulé. C’est une erreur lorsqu’il y a de la violence que d’adresser un signal de faiblesse, la fermeté doit répondre à la violence, pas la compromission. »

L’ancien ministre de l’Intérieur estime bien qu’il faut « que toute la lumière soit faite sur le dysfonctionnement pénitentiaire qui a permis cette agression de 8 minutes. Il faut que l’Etat analyse les responsabilités. » Il n’en reste pas moins que Brice Hortefeux fait part de « son incompréhension devant cet acte inadmissible », dans la mesure où il représente « une initiative institutionnelle en hommage à celui qui a assassiné le représentant institutionnel de l’Etat sur l’île. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Présidentielle 2027 : François Baroin assure que Bruno Retailleau a « toutes les qualités pour créer les conditions de la surprise du premier tour »
3min

Politique

Présidentielle 2027 : François Baroin assure que Bruno Retailleau a « toutes les qualités pour créer les conditions de la surprise du premier tour »

Aux côtés de Gérard Larcher et du patron de la droite sénatoriale Mathieu Darnaud, le maire LR de Troyes a assuré Bruno Retailleau de son soutien, et de la nécessité d’assurer la présence de la « famille gaulliste » à la présidentielle. Il a accueilli dans sa ville le séminaire de rentrée du groupe LR du Sénat.

Le

Sébastien Lecornu Addresses High School Protests, Energy and Budget Issues
6min

Politique

Crise lycéenne : par une allocution sans annonces, Sébastien Lecornu cherche à « anesthésier » le mouvement, analyse Benjamin Morel

La crise lycéenne ne faiblit pas et a conduit le Premier ministre, Sébastien Lecornu à prendre la parole, lors d’une allocution de 15 minutes mercredi soir. Depuis sa prise de fonction à Matignon, il a fait le choix de raréfier sa parole. Une façon de se démarquer et de renforcer le caractère solennel de la fonction, mais qui a ses limites, d’après plusieurs experts.

Le