Dray dénonce Hamon, « l’enfant gâté de la politique » qui refuse de rendre des comptes
Julien Dray a vigoureusement critiqué dimanche la décision de Benoît Hamon de quitter le PS pour lancer son "Mouvement du 1er...

Dray dénonce Hamon, « l’enfant gâté de la politique » qui refuse de rendre des comptes

Julien Dray a vigoureusement critiqué dimanche la décision de Benoît Hamon de quitter le PS pour lancer son "Mouvement du 1er...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Julien Dray a vigoureusement critiqué dimanche la décision de Benoît Hamon de quitter le PS pour lancer son "Mouvement du 1er juillet", lui reprochant de se comporter en "enfant gâté de la politique" plutôt que de rendre des comptes de son échec à la présidentielle.

"Je pense que ce garçon est fidèle à lui même", a déclaré M. Dray sur Radio J.

Benoît Hamon "a pu faire sa campagne avec l'argent du PS, le soutien du PS, et donc la moindre des choses, la moindre des politesses c'est au moins de rendre compte à ses militantes et ses militants même si après on estime qu'on doit s'en aller", a martelé M. Dray, mentionnant que l'ancien député des Yvelines était absent au Conseil national du PS le 24 juin.

Selon le conseiller régional d'Ile de France, "Benoît Hamon a esquivé sa responsabilité parce qu'il porte une part de responsabilité dans l'échec, il ne peut pas indexer le score des 6,4% (au premier tour de la présidentielle) simplement sur le bilan du quinquennat" Hollande, alors qu'il a mené "une campagne incompréhensible, illisible pour la plupart d'entre nous, sans même que nous puissions avoir le droit de discuter ou de faire des remarques sur cette campagne".

"C'est un enfant gâté de la politique, qui par dépit et parce qu'il ne veut pas rendre des comptes s'en va; mais l'histoire du socialisme c'est une histoire collective, et dès qu'on est dans les histoires individuelles on s'égare", a encore asséné M. Dray.

Il s'est par ailleurs déclaré fermement opposé à ce que ceux qui décident d'adhérer au Mouvement du 1er juillet lancé samedi puissent rester au PS.

"Je ne vois pas comment on pourrait tolérer" la double appartenance, a-t-il dit, en analysant sévèrement la position de M. Hamon, "+Moi je m'en vais, je suis le vertueux et puis je laisse un certain nombre de mes amis (...) mener des batailles permanentes pour que l'appareil soit paralysé, pour que le PS ne puisse renaître+".

"Nous ne sommes pas dans une logique d'exclusion, de chasse aux sorcières mais chacun doit être honnête", a-t-il conclu.

"Le parti socialiste a peut-être fait son temps. Il a eu des heures glorieuses. Ma conviction est qu'aujourd'hui il est temps de tourner une page pour nous inscrire dans un processus comparable à celui d'Epinay", qui avait vu la fondation du PS en 1971, avait déclaré samedi M. Hamon. "On n'est pas là pour organiser une fraction du PS qui créerait une boutique ailleurs", avait-il également expliqué.

Partager cet article

Dans la même thématique

Dray dénonce Hamon, « l’enfant gâté de la politique » qui refuse de rendre des comptes
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le