Dray (PS): “La vraie dynamique pour l’instant” est du côté de Marine Le Pen

Dray (PS): “La vraie dynamique pour l’instant” est du côté de Marine Le Pen

Le conseiller régional PS Julien Dray, proche de François Hollande, s'est dit dimanche "très inquiet de la tournure des...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le conseiller régional PS Julien Dray, proche de François Hollande, s'est dit dimanche "très inquiet de la tournure des événements", jugeant que "la vraie dynamique pour l'instant" est du côté de Marine Le Pen (FN) et appelant la gauche à un "sursaut".

"Je suis très, très inquiet de la tournure des événements, parce qu'on a une drôle de campagne (présidentielle), c'est un peu comme la drôle de guerre en 1940. C'est-à-dire que chacun est content, chacun pense que tout va bien", a déclaré M. Dray sur Radio J.

"La vraie dynamique pour l'instant, on le voit, elle est du côté, malheureusement, et c'est extrêmement grave, de Marine Le Pen", a-t-il affirmé, notant un "double phénomène": un "phénomène de crise à droite" et "une gauche qui ne prend pas la mesure de ce qui est en train de se passer".

"On voit bien que l'alternative n'existe pas à droite, ou va avoir énormément de mal à exister (...) et donc il faut que la gauche, ce n'est plus simplement un objectif, c'est aujourd'hui un devoir, puisse se constituer en alternative face à l'extrême droite", a-t-il développé, précisant que pour lui, "la gauche va d'Emmanuel Macron jusqu'à Jean-Luc Mélenchon".

"L'essentiel aujourd’hui c'est ce qui peut nous réunir, ce n'est pas ce qui peut nous diviser", a estimé le conseiller régional d'Ile-de-France, qui avait soutenu Vincent Peillon au premier tour de la primaire socialiste élargie.

"Tous les candidats pour l'instant sont dans la culture de leur spécificité, mais ne mettent pas en avant la nécessité de se rassembler", a-t-il déploré, se positionnant "dans un rappel à l'ordre".

"On a grosso modo un bon mois pour arriver à créer les conditions d'un sursaut républicain qui doit être large", a-t-il jugé. "La main est tendue à toutes les forces", a-t-il dit, appelant la gauche à "être capable de ressusciter l'esprit du Conseil national de la résistance". Ce qui pourrait inclure "jusqu'à une partie de la droite modérée, oui, pourquoi pas".

M. Dray a esquivé la question de savoir si M. Macron pourrait être le "De Gaulle" de ce rassemblement, soulignant que "si vous mettez en avant les questions de personnes, vous êtes paralysé aujourd'hui".

Dans la même thématique

Paris : Question time to the Prime Minister Gabriel Attal
6min

Politique

100 jours à Matignon : « La stratégie Attal n’a pas tenu toutes ses promesses », analyse Benjamin Morel

Le Premier ministre marquera jeudi le passage de ces cent premiers jours au poste de chef du gouvernement. Si Gabriel Attal devait donner un nouveau souffle au deuxième quinquennat d’Emmanuel Macron, sa stratégie n’est néanmoins pas payante car il « veut en faire trop sans s’investir fortement sur un sujet », selon Benjamin Morel, maître de conférences en droit public.

Le

ILLUSTRATION : Carte Electorale
4min

Politique

Elections européennes 2024 : comment se déroule le scrutin ?

Tous les citoyens des pays de l’Union Européenne ne votent pas au même moment. Du 6 au 9 juin, ils se rendront aux urnes pour élire 720 députés au Parlement européen. Public Sénat vous explique tout sur ce scrutin, essentiel pour l’avenir de l’Europe.

Le

Belgium Europe Migration
7min

Politique

Parlement européen : quels sont les grands textes adoptés depuis 2019 ?

Entre le Covid et la guerre en Ukraine, la mandature 2019-2024 a dû subir et réagir à de grands bouleversements. Pacte vert, plan de relance, sanctions à l’égard de la Russie ou encore soutien à l’Ukraine… A l’aube du renouvellement du Parlement européen, retour sur les grands dossiers adoptés ces 5 dernières années au Parlement européen.

Le