Droit de réponse du Président aux parlementaires : « Je ne vois pas en quoi cela affaiblirait le Premier ministre » estime Belloubet
Nicole Belloubet, ministre de la Justice, était l’invitée de Territoires d’Infos, mardi matin, sur Public Sénat. Lors de son discours au Congrès, le Président de la République a indiqué qu’un amendement serait déposé dans le texte sur la révision constitutionnelle pour qu’il puisse assister aux réponses des parlementaires.

Droit de réponse du Président aux parlementaires : « Je ne vois pas en quoi cela affaiblirait le Premier ministre » estime Belloubet

Nicole Belloubet, ministre de la Justice, était l’invitée de Territoires d’Infos, mardi matin, sur Public Sénat. Lors de son discours au Congrès, le Président de la République a indiqué qu’un amendement serait déposé dans le texte sur la révision constitutionnelle pour qu’il puisse assister aux réponses des parlementaires.
Public Sénat

Par Maud Larivière

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Emmanuel Macron a annoncé lundi, lors de son discours devant le Congrès, que le gouvernement déposerait un amendement pour qu’il puisse assister jusqu’à la fin et écouter les réponses des parlementaires.

La garde des Sceaux, Nicole Belloubet n’y voit pas un affaiblissement du Premier ministre qui « conduit au quotidien l’action du gouvernement ». « Le Président de la République dresse les perspectives, il n’est pas dans la tactique du quotidien, il est dans la stratégie macro, on a bien là la distinction entre les deux » explique-t-elle.

Des parlementaires de l’opposition estiment que cela pourrait tendre vers une hyperprésidentialisation du régime. « Les élus de l’opposition se contredisent, parce qu’ils disaient hier matin : c’est un scandale le Président vient délivrer un message et il ne répond pas, l’après-midi le Président fait une proposition qui permet sur une séquence de pouvoir engager un dialogue et on a les observations que vous formulez » soulève la ministre.

Cet amendement n’introduirait-il pas un nouvel élément de division entre l’opposition et la majorité ? « Nous en discuterons » répond la garde des Sceaux. « Encore une fois, il s’agit pour le Président de la République, à un moment donné, dans l’année, de répondre aux élus de la nation. Ca ne me semble pas quelque chose d’absolument insurmontable dans sa conception ».

Belloubet amendement Versailles
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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. 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