Droit du travail: le Sénat approuve l’article 1
Le Sénat a approuvé mardi, malgré l'opposition des communistes et d'une partie des socialistes, l'article 1 du projet de loi...

Droit du travail: le Sénat approuve l’article 1

Le Sénat a approuvé mardi, malgré l'opposition des communistes et d'une partie des socialistes, l'article 1 du projet de loi...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le Sénat a approuvé mardi, malgré l'opposition des communistes et d'une partie des socialistes, l'article 1 du projet de loi habilitant le gouvernement à légiférer par ordonnances pour réformer le code du travail portant sur les accords d'entreprise et les accords de branche.

Auparavant, les sénateurs avaient approuvé plusieurs modifications apportées par sa commission des Affaires sociales au texte du gouvernement.

Les sénateurs ont ainsi confirmé que le salarié qui refuse l’application d’un accord collectif pourra être licencié pour un motif spécifique, en rejetant des amendements de suppression communiste et socialiste.

"Plutôt que de jouer la mélodie du bonheur ou la cantate du progrès, on entonne la rengaine plutôt sinistre du licenciement pour motif personnel, moins protecteur que le licenciement économique", a accusé Laurence Cohen (Communiste, républicain et citoyen, CRC).

Pour David Assouline (PS), l'abandon du motif économique du licenciement "remet en cause un outil de sécurité juridique élémentaire sans aucune mesure de compensation pour le salarié".

En revanche, pour le rapporteur Alain Milon, "la commission a voulu obliger le gouvernement à retenir un motif spécifique pour les licenciements de salariés qui refusent un accord de flexisécurité".

Les sénateurs ont aussi confirmé la possibilité pour l’employeur d’organiser un référendum pour valider un projet d’accord.

En revanche, ils ont suivi le gouvernement qui leur a demandé de supprimer la possibilité pour l’employeur de conclure un accord collectif directement avec les représentants élus du personnel ou, en leur absence, avec le personnel dans les entreprises de moins de 50 salariés.

Ils ont aussi réduit de 3 ans à 2 ans le délai prévu pour engager la fusion des branches n’ayant pas conclu d’accord depuis 2009 ainsi que le délai durant lequel les membres de la commission nationale de la négociation collective pourront s’opposer à un projet de restructuration.

Premier gros chantier du quinquennat, le texte qui est examiné jusqu'à jeudi au Sénat a été approuvé en première lecture par les députés le 13 juillet. Il fera l'objet d'une commission mixte paritaire chargée de trouver un accord entre députés et sénateurs le 31 juillet. Les conclusions de cette commission devraient être examinées à l'Assemblée le 1er août et au Sénat le 3.

Partager cet article

Dans la même thématique

Sens: debat F. Hollande et E. Philippe Universite d ete Laboratoire de la Republique
7min

Politique

« C’est le choc des titans » : à Sens, le duel Hollande-Philippe prend des airs de répétition présidentielle

Ils n’ont pas encore le même statut dans la course à l’Élysée, mais ils en ont déjà les allures. À Sens, dans l’Yonne, François Hollande et Édouard Philippe se sont retrouvés samedi pour un débat consacré à la présidentielle de 2027, lors des universités d’été du Laboratoire de la République de Jean-Michel Blanquer. À droite comme à gauche, certains y voient déjà un avant-goût du match qui pourrait se jouer pour accéder au second tour face au Rassemblement national.

Le

Blois: Raphael Glucksmann at summer convention campusPS
7min

Politique

Primaire socialiste : des jeux plus ouverts que prévu ?

Rassemblés à Blois pour leurs universités d’été, les socialistes s’apprêtent à départager les candidats pour trouver leur champion à l’élection présidentielle. Alors que l’eurodéputé Place publique Raphaël Glucksmann est favori sur le papier, le scrutin est encore ouvert. Le premier secrétaire socialiste Olivier Faure, qui devrait se déclarer candidat en septembre, pourrait surprendre.

Le