Droite et extrême droite vent debout contre le burkini
Des représentants de la droite et de l'extrême droite ont exprimé lundi leur opposition au port du burkini, au lendemain d'une...

Droite et extrême droite vent debout contre le burkini

Des représentants de la droite et de l'extrême droite ont exprimé lundi leur opposition au port du burkini, au lendemain d'une...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Des représentants de la droite et de l'extrême droite ont exprimé lundi leur opposition au port du burkini, au lendemain d'une opération coup de poing de femmes à Grenoble en faveur de ce maillot de bain couvrant interdit.

Le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a estimé sur Twitter que le burkini n'avait "pas sa place en France où la femme est l'égale de l'homme". "Laisser faire ces activistes islamistes à Grenoble comme partout en France c’est renoncer à la République. Je ne l’accepterai jamais", a ajouté le président de la commission d'investiture de LR.

"Il ne faut aucun accommodement avec le burkini", a estimé pour sa part sur Radio Classique Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, qui a récemment démissionné de LR, dénonçant "la provocation" des femmes qui ont fait irruption dans une piscine de Grenoble dimanche avec cette tenue.

"On se baigne en maillot de bain pour des raisons d'hygiène", de "sécurité" et "d'ordre public, parce que voir des personnes se baigner en burkini, ça crée des grandes tensions", a-t-elle expliqué.

Selon elle, "si on acceptait le burkini, d'ici quelques années, toutes les jeunes filles des quartiers populaires se baigneraient couvertes, pour des raisons d'ordre moral et pour préserver leur réputation". Il faut "continuer à se baigner en maillot de piscine, pour laisser les femmes libres", a-t-elle insisté.

Le Rassemblement national a dénoncé dans un communiqué une "provocation islamiste", qui vise "à revendiquer et imposer un communautarisme vestimentaire au même titre qu’est désormais exigée la mise en place d’un communautarisme alimentaire".

"Sous couvert de la défense de droits individuels et d’une prétendue lutte contre les discriminations, les organisations islamistes qui s’infiltrent dans toutes les sphères de la société, menacent nos libertés et sapent les fondements de notre démocratie en cherchant à imposer les prescriptions et le droit religieux dans la sphère publique", a estimé le parti d'extrême droite, qui demande "la dissolution (...) des organisations islamistes affiliées à la confrérie des Frères musulmans".

Une dizaine de femmes vêtues de burkinis, soutenues par l'association Alliance citoyenne, ont mené une action dimanche après-midi dans une piscine de Grenoble pour revendiquer le droit de se baigner avec ce maillot de bain couvrant. En mai, des femmes soutenues par la même association avaient conduit une action similaire dans une autre piscine de la ville.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Militant Killed
5min

Politique

Marche en hommage à Quentin Deranque : quelles sont les règles pour interdire une manifestation ?

La marche prévue samedi à Lyon en hommage à Quentin Deranque, l’étudiant nationaliste frappé à mort il y a une semaine dans cette ville, fait craindre au maire écologiste Grégory Doucet « la présence de militants d’extrême droite » et demande son interdiction. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez a indiqué que l’évènement était autorisé. Quelles sont les règles en la matière ?

Le

France Militant Killed
2min

Politique

Mort de Quentin Deranque : le parquet requiert la mise en examen pour « homicide volontaire » de sept suspects

Lors d’une conférence de presse, jeudi, le procureur de Lyon Thierry Dran a requis la mise en examen de sept hommes pour « homicide volontaire » du militant nationaliste Quentin Deranque, frappé à mort en marge d’une conférence de l’eurodéputé LFI, Rima Hassan. Quatre des onze personnes interpellées, ont été remises en liberté.

Le