Duflot : « Macron est un galet »
Cécile Duflot était ce matin l’invitée de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. La députée EELV de Paris a rappelé son soutien plein et entier à Benoît Hamon, qui porte son projet en matière d’écologie, et n’a pas manqué d’égratigner Emmanuel Macron au passage.

Duflot : « Macron est un galet »

Cécile Duflot était ce matin l’invitée de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. La députée EELV de Paris a rappelé son soutien plein et entier à Benoît Hamon, qui porte son projet en matière d’écologie, et n’a pas manqué d’égratigner Emmanuel Macron au passage.
Public Sénat

Par Alice Bardo

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

« Emmanuel Macron fait le galet : rien qui dépasse, il est d’accord avec tout le monde. » Pour qualifier le leader d’ « En Marche ! », Cécile Duflot reprend l’expression que François Rebsamen avait eu à l’égard de François Hollande, rapportée par Renaud Dély dans son livre « Frères ennemis ». Peut-être est-ce une manière subtile d’insinuer que l’ancien ministre de l’Economie s’inscrit dans la droite lignée du quinquennat qui s’achève. La députée écologiste le  rend d’ailleurs en partie responsable du   « rendez-vous gâché avec l’écologie » de ces cinq dernières années. « Ca a bloqué lorsqu’il était secrétaire général de l’Elysée », lance t-elle sur le ton de la confidence.

L’ancienne ministre du Logement considère que Macron « joue un double jeu » et fait mine de valider « une opération marketing réussie ». « Je ne comprends pas très bien ce qu’il dit », ajoute t-elle pour enfoncer le clou.

Duflot : "Macron joue un double jeu"
00:59

Mélenchon, « impérial »

Duflot a "beaucoup de points communs avec Mélenchon"
00:13

Son discours se radoucit lorsqu’il s’agit de parler de Jean-Luc Mélenchon, avec qui elle a « beaucoup de points communs sur la question écologique ». Pas suffisant toutefois pour souhaiter une alliance entre Benoît Hamon et le candidat de La France insoumise : « On est à quelques jours de la présidentielle, il faut arrêter ce jeu taquin », réclame la députée avant d’ajouter qu’en dépit d’ « un certain nombre de différences », il y a « beaucoup de points d’accord » entre les deux prétendants à la fonction présidentielle ». Elle marque cependant la différence, entre l’un « qui fait le show » bien qu’ « impérial » lors du Grand débat sur TF1, et l’autre qui « n’en fait pas trop ». « Moi je trouve ça positif (que) les deux grands candidats de gauche (aient) l’écologie au cœur de leur projet », finit-elle par conclure.

Duflot : Mélenchon a été "impérial"
00:42

Fin février, le candidat EELV Yannick Jadot s’est retiré de la course à la présidentielle au profit de Benoît Hamon. Un accord qu’a soutenu Cécile Duflot, qui était de « ceux qui pensaient qu’il fallait aller très vite ». « Y’avait un sens à faire les choses ensemble. Le sujet ce n’est pas l’étiquette, c’est de savoir quel est le projet qu’on porte, explique Cécile Duflot, qui « (se) retrouve totalement dans le projet de Hamon. » Et bien qu’il ne soit que le cinquième homme si on s’en tient aux derniers sondages, elle considère que cela ne signifie pas « un effondrement total du candidat socialiste » et rappelle que « dans les sondages avant la primaire, il n’était qu’à 6% ».

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Présidentielle : Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire du PS, désormais face à la difficile question du rassemblement à gauche

Avec plus de 66% des suffrages, Raphaël Glucksmann s’offre une victoire suffisamment large pour enclencher une dynamique de rassemblement au sein du PS, où sa candidature était loin de faire l’unanimité. En revanche, rassembler au-delà du pôle social-démocrate risque de s’avérer plus compliqué pour le fondateur de Place Publique.

Le

RG
4min

Politique

« Ce soir, la bataille de France commence » : après sa victoire à la primaire de la gauche, Raphaël Glucksmann assure que « rien » ne le « fera lâcher »

Après sa victoire écrasante à la primaire de la gauche sociale-démocrate, Raphaël Glucksmann « mesure l’immense responsabilité que cela représente ». « Je suis aujourd’hui le candidat du Parti socialiste », soutient le leader de Place Publique, qui veut aussi être « le candidat de la rupture avec l’hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche française » et « le candidat qui pourra battre l’extrême droite ».

Le