Duflot sur l’affaire Théo: « une police à bout de nerfs »
Cécile Duflot, ex-ministre écologiste du Logement, a déclaré jeudi que l'affaire du viol présumé du jeune Théo à Aulnay-sous-Bois...

Duflot sur l’affaire Théo: « une police à bout de nerfs »

Cécile Duflot, ex-ministre écologiste du Logement, a déclaré jeudi que l'affaire du viol présumé du jeune Théo à Aulnay-sous-Bois...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Cécile Duflot, ex-ministre écologiste du Logement, a déclaré jeudi que l'affaire du viol présumé du jeune Théo à Aulnay-sous-Bois était le symptôme d'une "police à bout de nerfs et d'une jeunesse à bout de patience" dans certains quartiers.

Saluant l'"énorme retenue" et la "capacité d'apaisement considérable" du jeune homme qui avait appelé mardi les habitants de son quartier à ne "pas faire la guerre", la députée EELV de Paris a demandé à ce que "la justice fasse sont travail jusqu'au bout". "Et on sait bien que dans des affaires c'est parfois compliqué", a-t-elle ajouté.

"On a une police à bout de nerfs dans certains quartiers et une jeunesse à bout de patience", a-t-elle déclaré sur RTL, dénonçant "de petites humiliations quotidiennes".

"Elles existent et ce n'est pas mettre en cause le travail des policiers, c'est mettre en cause ceux qui ne font pas bien leur travail parce qu'on les met dans des situations impossibles".

Sans faire de lien direct avec l'affaire d'Aulnay-sous-Bois, Mme Duflot a appelé à "prendre en compte qu'une partie de la jeunesse(...) et en particulier celle qui est noire ou d'origine arabe, stigmatisée déjà dans la recherche de l'emploi, l'est aussi parfois dans (sa) relation à la police".

"Les études qui ont été faites le montrent", a-t-elle dit, regrettant "la fin de la police de proximité".

"Il y a un racisme dans la société, il faut le combattre toujours, et il existe dans la police oui bien sûr. Ce n'est pas stigmatiser la police comme ce n'est pas stigmatiser la jeunesse quand on dit qu'il y a des jeunes qui sont délinquants", a-t-elle affirmé.

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES :  Electoral posters for municipal elections.
12min

Politique

Municipales : les sondages sont-ils fiables ?

Faut-il se méfier des sondages pour les municipales ? Durant la campagne, la question s’est posée après la publication de deux sondages Odoxa et Ifop sur Nantes, totalement contradictoires. « C’est probablement la méthodologie qui a été choisie qui explique les écarts importants », explique Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa. « Les enquêtes par téléphone ne sont pas les plus efficaces ou faciles, et beaucoup sont réalisées par téléphone » dans les villes moyennes, ajoute Jean-Daniel Levy, directeur délégué de Harris Interactive. Plongée dans la fabrique des sondages.

Le

Illustration of the posters for the first round of the municipal elections in Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : les enjeux du second tour parti par parti

De nombreux enseignements seront à tirer du second tour des municipales dimanche 22 mars. La France Insoumise et le RN vont tenter de confirmer leur implantation locale par des victoires dans quelques grandes villes. Au PS et chez les LR, une victoire à Paris sera déterminante. L’union des partis de gauche sera-t-elle payante à Lyon, Toulouse ou encore Nantes ? Le parti Renaissance pourra-t-il s’appuyer sur des victoires symboliques à Annecy et Bordeaux ?

Le

Duflot sur l’affaire Théo: « une police à bout de nerfs »
5min

Politique

« Certains souhaitaient la fusion, d’autres non » : à Paris, le camp de Pierre-Yves Bournazel divisé sur le choix de rejoindre Rachida Dati au second tour

La décision du candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel de fusionner avec la liste de Rachida Dati, tout en se retirant à titre personnel, pourrait relancer la droite dans un scrutin parisien très mal embarqué. Mais le choix de rejoindre Rachida Dati ne fait pas consensus dans son camp, ni chez ses électeurs, reconnait à Public Sénat l’ex-député macroniste Clément Beaune, qui a refusé de figurer sur la liste d'union et reste vague sur ses intentions de vote au second tour.

Le