Dupont-Aignan : « On ne peut dissocier la politique de relance économique de la dépense de sécurité sociale »
Le candidat à l’élection présidentielle Nicolas Dupont-Aignan propose notamment une hausse du numerus clausus, la suppression du tiers payant et de faire passer le prix de la consultation à 35 euros.

Dupont-Aignan : « On ne peut dissocier la politique de relance économique de la dépense de sécurité sociale »

Le candidat à l’élection présidentielle Nicolas Dupont-Aignan propose notamment une hausse du numerus clausus, la suppression du tiers payant et de faire passer le prix de la consultation à 35 euros.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Venu présenter son programme de réforme du système de santé à la Mutualité française, Nicolas Dupont-Aignan estime que cette réforme ne peut se réaliser sans changer le modèle économique français. « On ne peut pas dissocier la question de la protection sociale des retraites de la politique économique. S’il n’y a pas une politique économique de relance, de relocalisation d’un million d’emplois, de protection et de rupture ave Bruxelles, nous n’y arriverons pas et nous resterons un pays qui s’enfoncera dans le malthusianisme ».

Pour lutter contre les déserts médicaux, le candidat à l’élection présidentielle souhaite augmenter le numerus clausus à 10 000 par an, et exonérer les charges des médecins s’installant dans ces déserts médicaux. Le prix de la consultation passera à 35 euros, et le tiers payant sera supprimé.

« Il faut redonner la vocation médicale en favorisant la médecine de ville » explique-t-il.

Il propose également la suppression de l’Aide médiale de l’Etat (AME). « La générosité sociale créé un appel d’air migratoire insupportable » selon lui.

Afin d’assurer « l’égalité entre les Français », Nicolas Dupont-Aignan propose également le remboursement intégral des soins dentaires et d’optique. « Je vois que tout le monde reprend ma proposition » explique-t-il, taclant Emmanuel Macron et François Fillon. Il souhaite passer à un régime général de sécurité sociale basé sur celui mis en place en Alsace-Moselle. « Il ne s’agit pas d’exclure les complémentaires Santé ou les assurances, mais de mettre un coup d’arrêt à ce maquis, à ce manque de transparence ». En termes de prévention, Nicolas Dupont-Aignan veut modifier le système de la médecine scolaire.

« C’est un désastre la manière dont on a abandonné la médecine scolaire, et je crois que ça doit être une priorité absolue ».

Le candidat de « Debout la France ! » promet de « faire de la dépendance et du handicap deux grandes causes nationales ». «Si nous avions un système de maison publique de dépendance, nous économiserions de l’argent et nous offririons un peu de chaleur à nos anciens ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le

Photo illustration d un titre de voyage pour refugie
6min

Politique

Droit d’asile : un rapport sénatorial alerte sur son coût et son utilisation détournée en « voie d’immigration comme les autres »

Dans un rapport présenté le 9 juillet, la sénatrice LR Marie-Carole Ciuntu chiffre à près de 2 milliards le coût annuel de la politique française de droit d’asile. Dénonçant un dispositif « dévoyé », détourné pour s’installer durablement sur le territoire, elle appelle à mieux suivre les déboutés de l’asile et à réduire de plus de moitié la durée de validité des titres des réfugiés.

Le