Dupont-Aignan présente le chiffrage de son programme de « rupture audacieuse »
Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout La France (DLF) à la présidentielle, a présenté jeudi le chiffrage de son programme...

Dupont-Aignan présente le chiffrage de son programme de « rupture audacieuse »

Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout La France (DLF) à la présidentielle, a présenté jeudi le chiffrage de son programme...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout La France (DLF) à la présidentielle, a présenté jeudi le chiffrage de son programme qualifié de "rupture audacieuse" avec les "politiques menées depuis 20 ans", et appelé les électeurs de François Fillon à le rejoindre.

A son QG de campagne parisien, il a défendu un programme présenté comme favorable au "pouvoir d'achat des Français". "Je veux que les Français puissent à nouveau travailler plus pour gagner plus", a aussi déclaré cet élu de l'Essonne, dans une allusion à la formule de l'ancien président Nicolas Sarkozy.

Outre une baisse "massive" de "tous les impôts" (18,7 milliards d'euros), dont l'impôt sur le revenu, il a proposé le retour de la défiscalisation des heures supplémentaires, une hausse de 10% des salaires nets sur le quinquennat (40 milliards) et une baisse des cotisations salariales.

Les mesures concernant le pouvoir d'achat, chiffrées à près de 72 milliards d'euros, sont "totalement financées" au travers de la lutte contre la fraude fiscale notamment et un prêt "à taux zéro" de l'Etat auprès de la Banque de France, a affirmé M. Dupont-Aignan.

"On peut faire des économies considérables en récupérant l'argent des voleurs de la République: les banques, les fraudeurs et les multinationales", a fait valoir cet ancien coauteur d'un rapport parlementaire sur la lutte contre les paradis fiscaux, estimant le manque à gagner lié à la fraude fiscale en France à "près de 80 milliards d'euros".

Promettant un "choc de relance" de 30 milliards d'euros en baissant les cotisations des entreprises produisant en France, le candidat a fustigé le "schéma mental d'Angela Merkel, inadapté à la France". Les "escrocs de la pensée unique nous ont menés droit dans le mur", a-t-il martelé.

"Les Etats-Unis, le Japon, l'Angleterre ont fait exactement l'inverse (...) des politiques menées depuis 20 ans en France", a-t-il plaidé.

M. Dupont-Aignan a par ailleurs appelé les électeurs du candidat de la droite François Fillon à le rejoindre.

"A droite, ils ont le goût du suicide collectif (...) mais les moutons n'ont pas tous envie de sauter par-dessus la falaise", a-t-il ironisé, assurant que "beaucoup d'adhérents de la base" LR l'avaient déjà rejoint.

Interrogé sur une possible majorité présidentielle dans l'hypothèse de sa victoire, M. Dupont-Aignan a répliqué qu'il gouvernerait "avec les Français, par référendum, car je suis un gaulliste".

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le

Meeting of French centrist Renaissance party
8min

Politique

Présidentielle : Retailleau, Attal, Bertrand, Philippe… Les candidatures se multiplient à droite et au centre, mais l’hypothèse d’une primaire divise toujours autant  

Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.

Le

Voting session on the assisted dying bill at the National Assembly
10min

Politique

François Hollande, le pari du retour : peut-il redevenir président, 10 ans après ?

Après avoir renoncé à briguer un second mandat en 2017 puis écarté une candidature en 2022, François Hollande prépare méthodiquement son possible retour dans la course à l’Élysée. À huit mois de la présidentielle de 2027, l’ancien chef de l’État sort un livre avec 80 propositions, multiplie les apparitions et mise sur une gauche sociale-démocrate sans candidat naturel. Mais dans une Ve République où les anciens présidents ont rarement réussi leur retour, son pari consiste à transformer une popularité retrouvée en véritable désir de candidature.

Le