Eco-activistes : « Je comprends cette radicalité », indique Manuel Bompard
Dans « Audition Publique », Manuel Bompard a indiqué qu’il comprenait pourquoi les activistes recourraient de plus en plus à des actions spectaculaires pour alerter sur l’impact de réchauffement climatique.

Eco-activistes : « Je comprends cette radicalité », indique Manuel Bompard

Dans « Audition Publique », Manuel Bompard a indiqué qu’il comprenait pourquoi les activistes recourraient de plus en plus à des actions spectaculaires pour alerter sur l’impact de réchauffement climatique.
Simon Barbarit

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Jeter de la sauce tomate sur des tableaux, bloquer un périphérique…. Alors que débutent les négociations de la Cop 27, les actions des éco-activistes se multiplient. « Cette radicalité, je la comprends », a indiqué Manuel Bompard, invité d’Audition publique, l’émission politique de Public Sénat et LCP, en partenariat avec Le Figaro Live.

« Vous avez des jeunes générations qui sont inquiètes de l’impact du réchauffement climatique. Elles ont l’impression qu’on ne fait rien ou qu’on n’agit pas suffisamment. Donc, elles utilisent des moyens d’action qui sont des provocations et qui percutent nos esprits », a-t-il développé.

Il y a quelques jours, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait dénoncé « l’éco-terrorisme » de certains militants opposés à un projet de vaste retenue d’eau à Sainte-Soline dans les Deux-Sèvres.

« Il faut arrêter de raconter n’importe quoi », a réagi Manuel Bompard. « Je ne suis pas d’accord avec le fait qu’on attaque les forces de l’ordre sur telle ou telle manifestation. Mais ce n’est pas de l’eco-terrorisme. C’est absurde de dire ce mot-là ».

Le député LFI condamne d’ailleurs toutes formes de violences. « Je les ai toujours condamnées. J’ai toujours considéré que la forme d’action violente ne pouvait pas transformer la société. On ne convainc pas par la violence, mais par la conviction ».

Manuel Bompard en profite pour rappeler qu’il « approuve la manifestation » contre le projet de bassine « qui n’est pas compatible avec la notion de limites planétaires, avec une utilisation raisonnée de l’eau, avec une transformation de notre modèle agricole ».

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Eco-activistes : « Je comprends cette radicalité », indique Manuel Bompard
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le