« Ecole de la confiance »: Blanquer défend au Sénat « une loi profondément sociale »
Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer a défendu mardi au Sénat, où a démarré l'examen en première lecture du...

« Ecole de la confiance »: Blanquer défend au Sénat « une loi profondément sociale »

Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer a défendu mardi au Sénat, où a démarré l'examen en première lecture du...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer a défendu mardi au Sénat, où a démarré l'examen en première lecture du projet de loi "pour une école de la confiance", "une loi profondément sociale".

Ce texte, déjà adopté par l'Assemblée nationale et contre lequel se sont mobilisés parents d'élèves et syndicats d'enseignants, "approfondit le sillon" tracé depuis deux ans, avec une priorité "constante" accordée à l'école primaire, a déclaré le ministre.

"Cette loi, qui est une loi pour l'éducation, est "d'abord et avant tout une loi profondément sociale", a-t-il souligné. Elle crée "les conditions de l'existence d'une véritable ascension sociale par l'éducation".

"Il est important de faire de l'école maternelle une véritable école", a affirmé le ministre, rappelant la mesure phare du projet de loi, l'abaissement de 6 à 3 ans de l'instruction obligatoire, engagement d'Emmanuel Macron.

"C'est là qu'il est possible d'attaquer les inégalités à la racine", "c'est un moment essentiel du parcours de l'élève", a-t-il poursuivi, rappelant que "plus de 20% des élèves" ne maîtrisent pas les savoirs fondamentaux à la fin de l'école primaire.

C'est à la maternelle que sont posées les "fondations indispensables pour susciter le plaisir d'aller à l'école, cette école de la confiance, cette école du bonheur - j'ose ce mot - que nous pouvons souhaiter à tous nos enfants", a-t-il insisté.

M. Blanquer a également estimé que ce texte "s'inscrit pleinement dans la priorité éducative rappelée et approfondie" par Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse post grand débat. Le président a annoncé notamment "la fin des fermetures d'école sans l'accord du maire" et "la limite à 24 élèves par classe en grande section, CP et CE1".

Le ministre a enfin souhaité que les débats au Sénat puissent "permettre de rectifier certaines erreurs", voire "mensonges", qui ont "prospéré" depuis l'examen du texte par les députés.

L'article 1, qui fixe un devoir d’exemplarité des enseignants, "ne vise par exemple en aucun cas à museler les professeurs", a-t-il assuré.

"Il rappelle tout simplement à tous ceux qui ont décidé d'être fonctionnaires les droits et devoirs qui vont avec", a-t-il développé. "Il rappelle surtout un principe essentiel sur lequel on ne pourrait transiger, c'est le respect de la communauté éducative par les élèves".

Partager cet article

Dans la même thématique

ILLE SUR TET: WILDFIRE NEAR SOUTH FRANCE
8min

Politique

Feux de forêt : quel bilan pour la proposition de loi du Sénat votée en 2023 ?

En juillet 2023, un an après les feux ayant ravagé la Gironde, le Parlement adoptait à la quasi-unanimité une proposition de loi sénatoriale pour renforcer la lutte contre les incendies de forêt. Alors que les feux démarrent précocement en cet été 2026, les élus saluent les avancées offertes par le texte, mais le jugent encore mal appliqué, voire insuffisant.

Le

Paris : Meeting of the Popular Front NFP
9min

Politique

Olivier Faure désavoué par les députés avant le vote crucial de jeudi 

Désavoué par son groupe sur la motion de censure des Écologistes contre le gouvernement, le premier secrétaire du Parti socialiste aborde le vote interne du 9 juillet dans une position fragilisée. Derrière le débat sur les modalités de la primaire présidentielle, c’est désormais son autorité à la tête du PS qui est en jeu.

Le

LIEVIN : fete champetre du RN – RN party event « La fete champetre » in Lievin
7min

Politique

Procès en appel de Marine le Pen : relaxe, peine d’inéligibilité raccourcie, pourvoi en cassation… Quels cas de figure lui permettraient d’être candidate à la présidentielle ?

Dans quelques heures, Marine Le Pen sera fixée sur sa capacité à être une quatrième fois candidate à l’élection présidentielle. Comme en première instance, le parquet a requis, en appel, une peine de 5 ans d’inéligibilité dans l’affaire de détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires européens du FN. Dans ces conditions, y a-t-il toujours du suspense sur l’orientation de ce second jugement ?

Le