Ecologistes au Sénat: Marie-Christine Blandin démissionne
La sénatrice écologiste Marie-Christine Blandin, dont le poste était renouvelable en septembre, a démissionné mardi du Sénat.

Ecologistes au Sénat: Marie-Christine Blandin démissionne

La sénatrice écologiste Marie-Christine Blandin, dont le poste était renouvelable en septembre, a démissionné mardi du Sénat.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La sénatrice écologiste Marie-Christine Blandin, dont le poste était renouvelable en septembre, a démissionné mardi du Sénat.

La sénatrice du Nord a estimé qu'avec la disparition de son groupe les conditions ne sont plus remplies pour exercer son mandat.

"Je considère que les conditions ne sont plus rassemblées pour exercer correctement le mandat qui m'a été confié par les électeurs", a dit Mme Blandin à l'AFP.

Elle a été très sévère à l'égard du sénateur André Gattolin (Hauts-de-Seine) dont le passage au nouveau groupe En Marche a fait passer le nombre de sénateurs écologistes en dessous de 10, le seuil nécessaire pour avoir un groupe au Sénat. "La fuite de M. Gattolin, orchestrée par En Marche, est détestable", a-t-elle dit. "Cette captation à la veille de la séance extraordinaire qui aboutit à la disparition du groupe écologiste est un véritable acte scélérat".

Un groupe parlementaire permet aux élus qui en sont membres de bénéficier de nombreux avantages, en particulier de temps de parole lors des débats. Le groupe écologiste du Sénat, créé en 2011, avait été le premier groupe écologiste de l'histoire parlementaire.

A l'Assemblée, le groupe écologiste avait été dissous lors de la dernière législature, en mai 2016, à la suite de la scission des élus partisans de l'alliance avec la majorité socialiste, et EELV n'a fait élire aucun député aux dernières législatives.

Mme Blandin, 64 ans, a été élue pour la première fois sénatrice du Nord en 2001 et a d'abord siégé au groupe socialiste. De 2011 à 2014, elle a présidé la commission culture et éducation. Auparavant, de 1992 à 1998, elle avait présidé le Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais.

Elle est remplacée par l'ancienne députée Anne-Lise Dufour qui devrait s'inscrire au groupe PS. Toutefois Mme Dufour risque de ne pas pouvoir siéger car elle n'entrera en fonction que le 4 août, quand l'actuelle session parlementaire sera finie.

Partager cet article

Dans la même thématique

99th Annual Macy’s Thanksgiving Day Parade, New York, USA – 27 Nov 2025
7min

Politique

Dragon Ball Z dans le Val-d’Oise : ce n’est pas un « pas un blanc-seing saoudien » affirme Rachid Temal

Six milliards d’euros d’investissement, trois parcs à thème et des milliers d’emplois annoncés avec le projet porté par l’Arabie saoudite sur l’ancien site de Mirapolis, près de Cergy-Pontoise, pourraient transformer durablement le Val-d’Oise. Présenté comme un projet majeur par Emmanuel Macron, ce plan suscite aussi des questions sur son contenu, ses retombées pour les habitants, les transports, l’environnement et les contreparties attendues.

Le

Grenoble: Olivier Faure JDE Les Ecologistes 2026
5min

Politique

Sénatoriales : l’accord national PS-Ecologistes menacé par les tensions en Seine-Maritime

Socialistes et Ecologistes ont topé sur un accord national pour les sénatoriales à venir en septembre prochain. Mais les Verts menacent de tout envoyer valser, face aux réticences de la fédération PS de Seine-Maritime. Cette dernière préférerait s’extraire de l’accord et ne pas céder la deuxième place de la liste à l’écologiste Bénédicte Martin. La situation est suspendue au conseil fédéral socialiste, prévu ce soir.

Le

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés
7min

Politique

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés

Le candidat de la France insoumise à l’élection présidentielle remet dans le débat sa proposition d’effacement des 20 % de la dette publique logée dans la Banque de France. Une solution en apparence miracle, qui en réalité rencontrerait plusieurs difficultés. Risques inflationnistes, mise au ban de l’Europe, perte de confiance : des obstacles comme des dangers barrent la route.

Le