Edmond Simeoni, figure de l’autonomisme corse, est décédé à 84 ans
Edmond Simeoni, 84 ans, figure emblématique du mouvement autonomiste corse depuis la fin des années 60 et père de Gilles Simeoni,...

Edmond Simeoni, figure de l’autonomisme corse, est décédé à 84 ans

Edmond Simeoni, 84 ans, figure emblématique du mouvement autonomiste corse depuis la fin des années 60 et père de Gilles Simeoni,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Edmond Simeoni, 84 ans, figure emblématique du mouvement autonomiste corse depuis la fin des années 60 et père de Gilles Simeoni, actuel homme fort de l'île, est décédé vendredi à l'hôpital d'Ajaccio, a indiqué à l'AFP le directeur de cabinet de Gilles Simeoni.

"Il s'est éteint tranquillement auprès des siens", a déclaré à l'AFP Jean-Baptiste Calendini, directeur de cabinet de Gilles Simeoni.

Edmond Simeoni, qui souffrait de problèmes cardiaques depuis le début des années 80 était hospitalisé en soins intensifs à l'hôpital d'Ajaccio depuis le weekend dernier, selon l'entourage de son fils.

Né le 6 août 1934 à Corte en Haute-Corse et élevé à Lozzi (Haute-Corse), ce médecin gastro-entérologue se présentait sur son site internet, sur lequel il commentait quotidiennement l'actualité, comme un "défenseur du peuple corse", "passionné de la famille, de la médecine, du sport, de la politique" et souffrant d'une "allergie grave à l’injustice".

Il était engagé dans la lutte d'émancipation de la Corse depuis 1961. Le 21 août 1975, il avait occupé avec une douzaine de militants armés de fusils de chasse une cave agricole près d'Aléria pour dénoncer l'attribution par l'Etat de terres viticoles aux rapatriés d'Algérie.

Quelque 1.500 gardes mobiles avait donné l'assaut et deux membres des forces de l'ordre avaient trouvé la mort tandis qu'un militant corse était gravement blessé. Edmond Simeoni avait été condamné en juin 1976 à cinq ans de prison dont trois ferme pour les événements d'Aléria.

Après sa sortie de prison en janvier 1977, il avait été élu en août 1982 à la première Assemblée de Corse et en 1983 conseiller municipal de Bastia, avant de subir un premier infarctus et le premier d'une série de pontages coronariens.

Cet homme longiligne au regard bleu acier était aussi le président de l'association "Corsica Diaspora et amis de la Corse" depuis 2004 et un féministe qui avait notamment écrit un livre sur les résistantes corses, "Lettre aux femmes corses".

Il était marié, père de deux fils et grand-père cinq petits-enfants.

Partager cet article

Dans la même thématique

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

Sous pression de Boris Vallaud, Olivier Faure mise sur un « comité présidentiel » pour tenter de sortir le PS de la crise interne

La tension continue au PS, où le patron des députés PS, Boris Vallaud, demande que les militants socialistes désignent « avant l’été » leur candidat à la présidentielle. En réponse, Olivier Faure promet un vote « avant juin » sur le « processus présidentiel ». Reste à définir l’objet précis du vote. Pour les amis de Boris Vallaud, la désignation du candidat et la stratégie vont de pair. Mais pour ceux d’Olivier Faure, ça ne va pas de soi…

Le

Edmond Simeoni, figure de l’autonomisme corse, est décédé à 84 ans
3min

Politique

Propos racistes à l’encontre de Bally Bagayoko : « Si une plainte était déposée, le préfet viendra se constituer partie civile »

Depuis son élection au premier tour à la mairie de Saint-Denis, Bally Bagayoko subit une vague d’attaques racistes de la part de l’extrême droite sur les réseaux sociaux. Une étape supplémentaire a été franchie ce week-end sur la chaîne CNews où des chroniqueurs ont comparé l’édile Insoumis à un singe et à un chef de tribu. le ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Jean-Didier Berger a indiqué que si le maire déposait plainte, le préfet viendra se constituer partie civile. Bally Bagayoko a annoncé, depuis, le dépôt d'une plainte.

Le

Edmond Simeoni, figure de l’autonomisme corse, est décédé à 84 ans
2min

Politique

Agressions sexuelles dans le périscolaire parisien : le ministre de l’Education écarte la possibilité pour l’Etat de se porter partie civile, pour des raisons juridiques

Interpellé aux questions d’actualité au gouvernement par la sénatrice LR de Paris Agnès Evren sur la possibilité pour l’Etat de se porter partie civile dans les affaires d’agressions sexuelles sur mineurs dans le périscolaire, le ministre de l’Education, Édouard Geffray a écarté cette possibilité pour des raisons juridiques.

Le