Édouard Philippe annonce une « loi quinquennale de programmation des moyens de la justice »
Lors de sa déclaration de politique générale, prononcée devant l’Assemblée nationale ce mardi, le Premier ministre a annoncé une « loi quinquennale de programmation des moyens de la justice », présentée au Parlement dès l’année prochaine.

Édouard Philippe annonce une « loi quinquennale de programmation des moyens de la justice »

Lors de sa déclaration de politique générale, prononcée devant l’Assemblée nationale ce mardi, le Premier ministre a annoncé une « loi quinquennale de programmation des moyens de la justice », présentée au Parlement dès l’année prochaine.
Public Sénat

Par Alice Bardo

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Édouard Philippe a tenu, dès le début de son discours, à « insister particulièrement » sur la réforme de la justice. « La justice doit être forte sinon la confiance se trouve fragilisée », a prévenu le chef du gouvernement.

Outre la réforme constitutionnelle pour renforcer l’indépendance des magistrats, le Premier ministre a annoncé qu’une « loi quinquennale de programmation des moyens de la justice ». Le texte sera présenté au Parlement « dès 2018 » et aura pour objectif de « permettre à la garde des Sceaux d’engager un vaste mouvement de dématérialisation, de simplification et de réorganisation ».

« Avoir confiance dans la justice c’est pouvoir y recourir simplement et savoir qu’elle tranchera rapidement, en particulier sur les infractions les plus graves », justifie le Premier ministre. Ainsi « des peines seront renforcées quand d’autres incivilités pourront faire l’objet de contraventions plutôt que de procédures plus lourdes mais trop souvent dépourvues d’effet ».

Édouard Philippe a confirmé la  que promesse de campagne d’Emmanuel Macron de créer 15 000 places de prison supplémentaires sera honorée. Mais  « le recours à l'enfermement ne doit pas traduire une paresse de l’esprit qui s’interdirait de réfléchir au sens de la peine, à la nécessité d’empêcher la récidive et à l’obligation de préparer la réinsertion ».

Partager cet article

Dans la même thématique

France Paris Emmanuel Macron Leads National Tribute Ceremony for Lionel Jospin at Les Invalides
3min

Politique

Sondage : Emmanuel Macron toujours aussi impopulaire, Sébastien Lecornu fléchit légèrement

À un an de la fin de son deuxième mandat, le chef de l’État est encore considéré comme un mauvais président par 74% des Français, selon le dernier baromètre Odoxa pour Public Sénat. Une impopularité chronique depuis la dissolution de 2024. Plus à son avantage, à 33% de popularité, Sébastien Lecornu voit sa cote légèrement baisser par rapport au mois dernier.

Le

Paris: Conseil des Ministres Elysee
3min

Politique

Sondage : la présidentielle a déjà commencé pour une majorité de Français, qui approuvent l’organisation de primaires pour désigner les candidats

70% des Français estiment que la campagne en vue de la présidentielle 2027 est déjà lancée, d’après le baromètre Odoxa réalisé avec Mascaret pour Public Sénat. Une large majorité, tous bords politiques confondus, juge aussi positivement l’organisation de primaires pour départager les concurrents d’un même camp, tandis que leur choix se fera en « priorité » sur la base du programme et de la personnalité des candidats.

Le

FRA – RN – LEGISLATIVES – CONF DE PRESSE BARDELLA
4min

Politique

Popularité : Jordan Bardella en baisse, mais toujours en tête, Bally Bagayoko fait jeu égal avec Jean-Luc Mélenchon, selon notre sondage Odoxa

La patron du Rassemblement national perd trois points dans le dernier baromètre d’Odoxa pour Public Sénat, mais domine toujours le classement de popularité des personnalités politiques devant Marine le Pen. Un palmarès au sein duquel le nouveau maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko fait une entrée remarquée, à égalité avec Jean-Luc Mélenchon. De leur côté, Gabriel Attal et Bruno Retailleau enregistrent la meilleure percée du mois d’avril et se rapprochent d’Édouard Philippe.

Le