Edouard Philippe encourage les jeunes à participer au grand débat
Le Premier ministre Edouard Philippe a encouragé jeudi à Juvisy-sur-Orge (Essonne) les jeunes à participer au grand débat lancé...

Edouard Philippe encourage les jeunes à participer au grand débat

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Le Premier ministre Edouard Philippe a encouragé jeudi à Juvisy-sur-Orge (Essonne) les jeunes à participer au grand débat lancé par l'exécutif, estimant que "ça va poser un problème s'il y a pas (cette) tranche d'âge qui s'exprime".

"Il y a beaucoup de gens qui ont envie de participer, de dire des choses, mais jusqu'à présent, il y a eu assez peu de participation de votre tranche d'âge", a relevé le Premier ministre, à l'occasion d'une rencontre d'environ une heure et demie sur une péniche, avec une vingtaine de jeunes en service civique âgés de 18 à 25 ans.

"C'est pas grave si c'est juste le début, mais ce serait grave (...) dans un grand débat qui doit servir à formuler ce que les Français veulent pour la suite, ce qu'ils ne veulent pas", a estimé Edouard Philippe, lors de ce déplacement non annoncé à la presse.

La venue du Premier ministre a été une surprise pour les jeunes, qui avaient commencé à débattre avec Emmanuelle Wargon, une des deux ministres en charge du débat, et Gabriel Attal, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation et de la Jeunesse.

La rencontre, organisée par l'association Unis-Cité qui encourage le service civique, a essentiellement porté sur la transition écologique et la citoyenneté.

Un jeune prénommé Hubert explique avoir repris le programme d'Emmanuel Macron pour voir "ce qui allait et ce qui n'allait pas" sur l'environnement, suggérant un tri plus conséquent des déchets avec "huit poubelles", et une journée sans viande. Maureen se dit elle "choquée" par les "étages entiers qui restent allumés" la nuit à la Défense où elle habite.

"Quand vous allez faire les courses, est-ce que vous prenez en compte le suremballage?" leur demande Edouard Philipppe. "Oui parce que je suis sensibilisée à ces questions", lui répond une jeune fille. "Ca dépend aussi du prix", modère Pierrick.

Un autre jeune explique que dans son lycée agricole, "tous les déchets de la cantine sont donnés aux vaches". Mais "les vaches aussi c'est polluant", lui rétorque un autre, plaidant pour une alimentation végétale.

Le Premier ministre, qui prend des notes dans un petit carnet rouge, suggère de "responsabiliser" les usagers des transports en commun quand une jeune demande leur gratuité, et défend "une forme de sobriété" en matière énergétique.

Sur la reconnaissance du vote blanc, il admet qu'il y a "une vraie demande" et qu'il "faut la prendre en compte" mais il met en garde sur la "légitimité" d'une élection gagnée "avec 45%" des voix.

Trois mains se lèvent quand il demande aux jeunes s'ils sont favorables au vote obligatoire. "Ma religion n'est pas faite" sur ce sujet, mais voter est un "devoir civique", leur dit-il.

Après la rencontre, Nina, 24 ans, juge "positif" que le chef du gouvernement soit venu à leur rencontre. "Les jeunes c’est ce qu’ils attendent. On nous dit tout le temps que les jeunes sont dépolitisés. Faut juste aller les chercher !"

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