Edouard Philippe: « Je ne suis pas là pour faire plaisir, seule l’efficacité compte »
Le Premier ministre, Edouard Philippe, explique qu'il n'est pas là pour faire plaisir à tel ou tel et que seule l'efficacité...

Edouard Philippe: « Je ne suis pas là pour faire plaisir, seule l’efficacité compte »

Le Premier ministre, Edouard Philippe, explique qu'il n'est pas là pour faire plaisir à tel ou tel et que seule l'efficacité...
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Le Premier ministre, Edouard Philippe, explique qu'il n'est pas là pour faire plaisir à tel ou tel et que seule l'efficacité compte, dans un entretien au quotidien Le Parisien publié vendredi.

Le chef du gouvernement annonce d'autre part que le projet de réforme du Code du travail sera présenté le 31 août.

"La concertation se poursuit pendant l’été pour finaliser le projet, qui sera présenté le 31 août, et les textes définitifs seront approuvés par le Conseil des ministres avant la fin de l’été", indique Edouard Philippe.

Pour ce dernier, "Des mesures paraîtront trop audacieuses à certains et pas assez à d’autres, c’est la vie, mais toutes auront fait l’objet d’un dialogue approfondi avec les partenaires sociaux".

A la question, le texte ne fait-il pas la part belle aux revendications patronales ? Edouard Philippe assène : "Je ne suis pas là pour faire plaisir à tel ou tel, je suis là pour mettre en œuvre les engagements du président de la République et pour faire redémarrer le pays. C’est le sens de cette réforme".

Le Parlement, par un ultime vote du Sénat, a définitivement adopté mercredi le projet de loi autorisant le gouvernement à légiférer par ordonnances pour réformer le code du travail.

Le Premier ministre revient sur le budget 2017 : "Nous avons fait le choix de ne pas augmenter les impôts en 2017 et d'assumer les dépenses annoncées par nos prédécesseurs mais qui n'étaient pas financées. Nous avons donc décidé de faire des économies sur la dépense publique".

Et pour le budget 2018 ? "Gouverner, c'est choisir. Le budget 2018 fera des choix. Il assura des priorités claires pour la transformation du pays. Nous allons baisser les impôts de plus de 10 milliards d'euros et redistribuer du pouvoir d'achat vers tous les actifs en basculant les charges sociales vers la CSG", indique-t-il.

Concernant les couacs enregistrés ces dernières semaines au sein du gouvernement, le Premier ministre répond qu'"il y a forcément, comme au début de chaque période, des choses qui se calent". Et explique : "Nous avons voulu intégrer des hommes et des femmes qui n'étaient pas issus du monde politique. Les qualités pour lesquelles ils ont été choisis sont incomparablement supérieures aux petits inconvénients liés à leur adaptation".

"On peut toujours s'améliorer. C'est vrai pour le Parlement, pour le gouvernement... et pour moi. On apprend de ses erreurs, on corrige. Bien sûr qu'on va s'améliorer", assure Edouard Philippe, qui "essaie d'être sérieux, solide, de monter au créneau quand c'est nécessaire" et pour qui "seule l'efficacité compte."

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