Edouard Philippe: « La recomposition politique n’est pas achevée »
"La recomposition (politique) n'est pas achevée, tout le monde n'est pas à destination, beaucoup ne se sentent pas à leur place",...

Edouard Philippe: « La recomposition politique n’est pas achevée »

"La recomposition (politique) n'est pas achevée, tout le monde n'est pas à destination, beaucoup ne se sentent pas à leur place",...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

"La recomposition (politique) n'est pas achevée, tout le monde n'est pas à destination, beaucoup ne se sentent pas à leur place", a estimé samedi le Premier ministre Édouard Philippe, en précisant que "ça (n'était) pas son cas", lors d'une intervention au congrès du MoDem.

"Je vois la gauche et la droite nous regarder comme la poule regarde le couteau (...) la gauche comme la droite se regardent le nombril en se demandant ce qui s'est passé", a considéré le chef de la majorité, selon qui "la gauche se gauchise, la droite se droitise, et pendant ce temps-là, nous avançons".

"La gauche nous trouve très à droite, la droite nous trouve très à gauche. Ces reproches s'annulent et, c'est pour nous, le plus beau des compliments", a-t-il poursuivi, en jugeant préférable "d'être une force d'attraction plutôt qu'une force de répulsion".

"La gauche pense que les Français veulent plus de gauche, la droite pense qu'ils veulent plus de droite, laissons-les se poser la question longtemps, très longtemps", a-t-il encore ironisé.

Très largement applaudi par les quelque cinq cents congressistes, le Premier ministre a été présenté par François Bayrou comme "quelqu'un à la hauteur de la situation".

Proche d'Alain Juppé et directeur général de l'UMP (devenue LR) à sa création en 2002, Édouard Philippe, qui succédait à cinq membres de son gouvernement à la tribune du congrès du MoDem, a reconnu au président du MoDem qu'"il avait vu avant d'autres que le vrai clivage était ailleurs" que dans la binarité gauche-droite.

"Gauche et droite disent que c'est bien dangereux une force centrale comme la nôtre qui s'élargirait car l'alternative serait aux extrêmes. Ils montrent leur impuissance à incarner eux-mêmes une alternative", a attaqué le Premier ministre, en estimant que "le vrai clivage, c'est entre l'élévation des consciences et la flatterie des bas instincts, ce réflexe populiste qui nous menace tous et que nous devons toujours écarter".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le