Édouard Philippe : « Le déconfinement est un processus risqué »
Édouard Philippe justifie devant les sénateurs la méthode choisie pour sortir du confinement. « Avec prudence, avec progressivité, avec confiance » a-t-il détaillé. Pariant sur les acteurs de terrain notamment pour décider comment les écoles pourront rouvrir.

Édouard Philippe : « Le déconfinement est un processus risqué »

Édouard Philippe justifie devant les sénateurs la méthode choisie pour sortir du confinement. « Avec prudence, avec progressivité, avec confiance » a-t-il détaillé. Pariant sur les acteurs de terrain notamment pour décider comment les écoles pourront rouvrir.
Public Sénat

Par Jérôme Rabier

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Interrogé lors des questions d’actualité au gouvernement au Sénat, le Premier ministre a défendu le plan de déconfinement présenté la veille devant les députés. Au sénateur socialiste de Paris Rémi Féraud qui dénonçait l’ambiguïté de certaines mesures, Édouard Philippe a répondu qu’il fallait « à la fois être prudents et résolus. Prudents car le déconfinement est un processus risqué, et résolus parce que ne pas déconfiner le serait au moins tout autant. Nous sommes donc condamnés à avancer prudemment » a insisté le Premier ministre.

« Doctrine générale », cas particuliers

Le chef du gouvernement justifie « la différenciation ou territorialisation » évoquée devant les députés. Car l’ancien maire du Havre, citant son expérience d’élu local, « sait que dans certaines écoles, les mesures prises pourront être mises en place très facilement. Alors que dans d’autres cela sera plus difficile ». Édouard Philippe a insisté pour que « dans le cadre d’une doctrine générale, les maires, les directeurs d’écoles, les représentants de l’État, puissent entamer ce dialogue en confiance, et trouver les meilleures solutions pour que l’école reprenne ».

« Nous voulons que l’école reprenne » a-t-il insisté. Prenant à témoin Rémi Féraud, il a appuyé ce raisonnement : « Vous me dites il y a du flou. Non. Il y a une doctrine et ensuite il va y avoir des applications. » Pour lui cette confiance envers les acteurs locaux est indispensable pour prendre les bonnes décisions. « Avec prudence, avec progressivité, avec confiance » a-t-il conclu.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Caf Nationale inauguration
8min

Politique

Politique familiale, allocations, crèches : que proposent les candidats à la présidentielle ?

Alors qu’Edouard Philippe met sur la table la création d’une allocation familiale unique de 350 euros, Gabriel Attal se penche sur les familles monoparentales, quand Bruno Retailleau propose un revenu familial de 240 euros par mois dès le premier enfant, et Marine Le Pen la préférence nationale pour les familles françaises candidate à un HLM. L’écologiste Marine Tondelier propose elle un congé d’allaitement choisi et indemnisé. Revue de détails.

Le

Paris : Socialist Party Primary Debate Ahead of France’s 2027 Presidential Election
6min

Politique

Le vote du premier tour de la primaire du PS perturbé par une cyberattaque

Alors que quelque 140 000 électeurs sont invités à exprimer leur préférence pour le premier tour de la primaire organisée à gauche, les opérations de vote sont perturbées depuis l’ouverture du scrutin ce vendredi matin. Les organisateurs font état d’une cyberattaque visant à saturer la plateforme de connexion. Les trois partis à l’origine de cette primaire, dont le Parti socialiste et Place publique, ont saisi la justice.

Le

Paris: Marine Le Pen presentation contre budget
5min

Politique

Préférence nationale : la proposition du RN de taxer l’embauche de travailleurs étrangers inquiète les entrepreneurs

Dans le contre-budget du RN présenté cette semaine par Marine Le Pen et Jordan Bardella, figure une mesure passée relativement inaperçue. Elle vise à taxer l’embauche d’un étranger extra-communautaire de 1 000 euros par an. La mesure a suscité un fort rejet de la part des syndicats patronaux qui rappellent au RN le principe de réalité du marché du travail.

Le