Édouard Philippe « n’est pas le patron d’une majorité parlementaire » déclare Gérard Larcher
Invité de la matinale Territoires d’Infos, le président du Sénat s’est exprimé sur la stature du Premier ministre. Édouard Philippe peine à sortir de l’ombre d’un président qualifié de jupitérien. 

Édouard Philippe « n’est pas le patron d’une majorité parlementaire » déclare Gérard Larcher

Invité de la matinale Territoires d’Infos, le président du Sénat s’est exprimé sur la stature du Premier ministre. Édouard Philippe peine à sortir de l’ombre d’un président qualifié de jupitérien. 
Public Sénat

Par Helena Berkaoui

Temps de lecture :

1 min

Publié le

Mis à jour le

Alors que nombre d’éditorialistes décrivent un Premier ministre qui peine à trouver sa place, Gérard Larcher, estime que « sa tâche n’est pas facile parce qu’il n’est pas le patron d’une majorité parlementaire. » Édouard Philippe devrait se voir signifier son exclusion des Républicains demain et ne souhaite pas pour autant rejoindre La République en marche.

Pour Gérard Larcher, les macron-compatibles issus de ses rangs « ont de fait quitté leur formation politique. » Il souligne par ailleurs que « le Premier ministre soutenait la liste concurrente dans mon département des Yvelines, il était même en photo, ça ne m’a pas du tout gêné. »

« Je pense que ne pas avoir (la) barre sur la majorité parlementaire, je pense à l’Assemblée nationale, c’est quelque part une nouvelle composition » « des relations avec le parlement » estime le président du Sénat. Et de lâcher une métaphore maritime « j’ai l’impression que ça vacille beaucoup mais on parle de yacht » en référence à la polémique autour de la réforme de l’ISF qui prévoit d'exonérer les biens de luxe.  

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le

Meeting of French centrist Renaissance party
8min

Politique

Présidentielle : Retailleau, Attal, Bertrand, Philippe… Les candidatures se multiplient à droite et au centre, mais l’hypothèse d’une primaire divise toujours autant  

Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.

Le

Voting session on the assisted dying bill at the National Assembly
10min

Politique

François Hollande, le pari du retour : peut-il redevenir président, 10 ans après ?

Après avoir renoncé à briguer un second mandat en 2017 puis écarté une candidature en 2022, François Hollande prépare méthodiquement son possible retour dans la course à l’Élysée. À huit mois de la présidentielle de 2027, l’ancien chef de l’État sort un livre avec 80 propositions, multiplie les apparitions et mise sur une gauche sociale-démocrate sans candidat naturel. Mais dans une Ve République où les anciens présidents ont rarement réussi leur retour, son pari consiste à transformer une popularité retrouvée en véritable désir de candidature.

Le