« Les élections ne sont pas les sondages. En démocratie, ce sont les électeurs qui décident », a taclé Édouard Philippe, quelques minutes après la publication des premières estimations le plaçant largement en tête (43 %). L’ancien premier ministre dit toutefois aborder le second tour « avec humilité ». Face à la gauche réunie derrière le communiste Jean-Paul Lecoq (33 %) et le RN (15 %), il a ainsi appelé « au plus large rassemblement possible ».
Édouard Philippe mise sur son bilan pour rassembler : « Nous voulons poursuivre la transformation de notre ville, impressionnante depuis 2010. Le Havre est une ville portuaire, populaire, industrielle, et fière de l’être, devenue une ville touristique, avec une offre culturelle impressionnante et des finances saines », a voulu souligner le maire de la ville depuis 2010.
La victoire ou rien
Si le second tour s’annonce disputé, avec le ralliement très probable de la liste LFI non-qualifiée au second tour à la candidature de Jean-Paul Lecoq, Édouard Philippe a fait un premier pas vers sa réélection. Une échéance cruciale pour celui qui a fait de sa victoire au Havre la condition sine qua none de sa candidature à l’élection présidentielle en 2027. « Si j’échouais à convaincre les Havrais […], je ne serais pas dans une bonne position pour espérer convaincre les Français », avait-il estimé en décembre.