Élection du président du Sénat : comment ça marche ?
Le « troisième tour » des sénatoriales aura lieu  ce jeudi 1er octobre à 15 heures avec l’élection en séance publique du président de la Haute assemblée. Gérard Larcher devrait retrouver le « Plateau » comme en 2008, 2014 et 2017.

Élection du président du Sénat : comment ça marche ?

Le « troisième tour » des sénatoriales aura lieu  ce jeudi 1er octobre à 15 heures avec l’élection en séance publique du président de la Haute assemblée. Gérard Larcher devrait retrouver le « Plateau » comme en 2008, 2014 et 2017.
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Sans surprise, la majorité de la droite et du centre a été reconduite à l’issue des élections sénatoriales du dimanche 27 septembre (voir nos articles ici et ici). Reste désormais à procéder à l’élection du président du Sénat, le deuxième personnage de l’État.

Jeudi 1er octobre, à 15 heures, les sénateurs se réuniront dans l’hémicycle en séance publique pour procéder à l’élection du président. Cette séance marquera le début de la session ordinaire 2020-2021. Elle sera ouverte par l’allocution du doyen d’âge du Sénat, Jean-Marie Vanlerenberghe, sénateur centriste du Pas-de-Calais. Il sera accompagné d’un « bureau d’âge » composé des six plus jeunes sénateurs présents, qui remplissent les fonctions de secrétaires jusqu'à l'élection du bureau définitif. Précision, selon le règlement du Sénat : « Aucun débat ne peut avoir lieu sous la présidence du Président d'âge ».

Le vote se déroule à bulletin secret, à la tribune. Le dépouillement est effectué par les « secrétaires d’âge ». Rémi Cardon (26 ans) sénateur socialiste de la Somme, Elsa Schalck (34 ans) sénatrice LR du Bas-Rhin, Jean Hingray (34 ans), sénateur centriste des Vosges, Jérémy Bacchi (34 ans) sénateur communiste des Bouches-du-Rhône, Christine Lavarde (36 ans) sénatrice LR des Hauts-de-Seine, et Fabien Gay (36 ans), sénateur communiste de Seine-Saint-Denis.

Le doyen du Sénat proclame les résultats. Si le vote n’a pas donné lieu à une majorité absolue des suffrages exprimés au premier et au deuxième tour. Alors une majorité relative suffira lors d’un troisième tour. En cas d’égalité des voix, le plus âgé des candidats est proclamé élu.

Pour mémoire, lors du dernier renouvellement du Sénat, Gérard Larcher avait été élu dès le premier tour avec 223 voix sur 317 suffrages exprimés contre 79 voix pour le président du groupe PS de l’époque, Didier Guillaume, et 15 voix pour la présidente du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste (CRCE), Éliane Assassi.

Élu pour la première fois en 2008, Gérard Larcher a retrouvé deux fois le « Plateau » en 2014 et en 2017, après une parenthèse à gauche en 2011 où pour la première fois, un socialiste, Jean-Pierre Bel, avait été élu à la tête de la Haute assemblée.

Le sénateur LR des Yvelines n’a pas caché son intention de briguer pour la quatrième fois la présidence du Palais du Luxembourg. « Je serai candidat » avait-il annoncé en juillet dernier.

En clôture de la séance du jeudi 1er octobre, le nouveau président élu annoncera à la tribune la date de la prochaine séance au cours de laquelle seront désignés, pour trois ans, les membres du nouveau Bureau. Il se compose de huit vice-présidents, de trois questeurs et de quatorze secrétaires, respectivement désignés pour trois ans.

Le mercredi 7 octobre à 18 heures, les présidents des groupes politiques se réuniront en « Conférence des présidents pour établir les listes des candidats à ces fonctions selon la représentation proportionnelle des groupes au plus fort reste.

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