Élection LR : Laurent Wauquiez fait preuve de « condescendance » selon Maël de Calan
À quelques jours du premier tour de l’élection du président des Républicains, Maël de Calan blâme le favori du scrutin. Invité de Territoires d’Infos ce jeudi, il déplore notamment que ce dernier ait refusé la tenue d’un débat.   

Élection LR : Laurent Wauquiez fait preuve de « condescendance » selon Maël de Calan

À quelques jours du premier tour de l’élection du président des Républicains, Maël de Calan blâme le favori du scrutin. Invité de Territoires d’Infos ce jeudi, il déplore notamment que ce dernier ait refusé la tenue d’un débat.   
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Invité de Territoires d’Infos ce jeudi, Maël de Calan prône la « sincérité » et la lucidité. Peu connu du grand public, le concurrent de Laurent Wauquiez lui reproche de ne pas avoir accepté la tenue d’un débat. Le premier tour de ce scrutin aura lieu dimanche prochain. Pour Maël de Calan, il est « probable » qu’il n’y ait pas même de second tour. « Je ne fais pas le tour des plateaux télé en disant que je vais gagner contre toute vraisemblance » explique-t-il. Une pique qui vise la troisième candidate, Florence Portelli. L’ancienne porte-parole de François Fillon jouit d’une visibilité médiatique un peu plus importante que celle de Maël de Calan. Proche de Juppé et des anciens membres des LR qui ont rejoint Emmanuel Macron, Maël de Calan veut surtout faire « peser » ses « idées qui sont celles d’une droite modérée » au sein des républicains. « Oui, je ne suis pas le plus connu, je ne suis pas le plus soutenu, je ne suis pas le favori » assume Maël de Calan. S’il se fait peu d’illusions quant à ses chances de gagner cette élection, il veut avant tout influer sur la ligne du parti.

Il est « probable » qu’il n’y ait pas même de second tour, estime Maël de Calan 

Pas d’illusion mais un avertissement. La légitimité de cette élection « dépendra de la participation des adhérents » prévient-il. « Il faut viser une participation de l’ordre de 80.000, 90.000 » voix, ce qui représente un « gros tiers des adhérents » revendiqués par Les Républicains. En dessous cela représenterait « un échec » considère-t-il. Si le résultat du scrutin est attendu, le taux de participation reste la grande inconnue. Ce chiffre livrera aussi un enseignement sur l’état d’esprit des adhérents après la débâcle de la dernière élection présidentielle. Pour Maël de Calan, Laurent Wauquiez n’a pas « rendu un grand service à notre formation politique en refusant de débattre », une décision teintée « de condescendance vis-à-vis de ses concurrents » et de « nos adhérents pour qui ça aura été la seule occasion de confronter nos idées et nos programmes » déplore-t-il.   

Partager cet article

Dans la même thématique

Current affairs question session with the government – Politics
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : le Parti socialiste lance ses troupes dans la bataille pour conserver sa place de second groupe au Sénat

À un peu plus de trois mois du renouvellement de la moitié du Sénat, le Parti socialiste a dévoilé une première vague de 73 candidats et chefs de file dans les départements concernés par le scrutin du 27 septembre 2026. Fort de son implantation locale consolidée lors des dernières municipales, le PS entend défendre ses positions et préserver sa place de deuxième groupe de la Haute Assemblée.

Le

Chômage après une rupture conventionnelle : le Sénat rétablit la réduction de la durée d’indemnisation
5min

Politique

Centres communaux d’action sociale : un amendement du Sénat fait craindre « une casse du système de solidarité »

Un amendement de la droite sénatoriale soutenu par le gouvernement dans le cadre de l’examen du projet de loi de Simplification des normes, prévoit de rendre facultative la création de centres communaux d’action sociale (CCAS). La majorité sénatoriale défend le principe de libre administration des collectivités, quand la gauche dénonce une future casse du système de solidarité.

Le

MELUN:  Elections senatoriales
4min

Politique

Sénatoriales 2026 :  mode de scrutin, départements concernés, enjeux politiques...Tout comprendre des élections du 27 septembre en six questions 

Les sénatoriales sont les prochaines élections à se tenir en France. Tous les trois ans, le Sénat est renouvelé par moitié : ce sont ainsi 63 départements et une circonscription des Français de l’étranger qui sont concernés. La rédaction de Public Sénat fait le point sur le prochain renouvellement de la chambre haute.

Le