Elections en Turquie: la délégation communiste française arrêtée a été relâchée
La sénatrice et les deux militants communistes français arrêtés dimanche à Agri (est de la Turquie), où ils étaient venus...

Elections en Turquie: la délégation communiste française arrêtée a été relâchée

La sénatrice et les deux militants communistes français arrêtés dimanche à Agri (est de la Turquie), où ils étaient venus...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La sénatrice et les deux militants communistes français arrêtés dimanche à Agri (est de la Turquie), où ils étaient venus observer les élections à l'invitation d'un parti pro-kurde, ont été relâchés à la fermeture des bureaux de vote, a indiqué à l'AFP l'une d'entre eux.

"Nous avons été arrêtés à 10H30 et retenus à la gendarmerie jusque 17H, à la fin des opérations de vote. On nous a dit qu'il n'y aurait pas de poursuites contre nous car notre présence n'était pas délictuelle", a expliqué Hulliya Turan, secrétaire départementale du Bas-Rhin.

La délégation, composée également de Christine Prunaud, sénatrice des Côtes d’Armor, et Pascal Torre, membre du secteur des Relations Internationales au PCF, s'était rendue dans deux bureaux de vote et revenait en ville quand elle a été interpellée. "On nous a emmenés à la gendarmerie pour vérifier nos identités puis on nous a demandé ce qu'on faisait là, pour quelle organisation on travaillait", a raconté Mme Turan.

"Ils avaient du mal à admettre qu'on était juste là pour observer les élections", a-t-elle ajouté.

La délégation, qui avait répondu à un appel du HDP, le principal parti pro-kurde, a été laissée libre de poursuivre son séjour en Turquie, a-t-elle précisé.

Le Parti communiste a dénoncé plus tôt dans un communiqué une volonté du pouvoir turc "d'étouffer toutes les voix qui dénoncent les fraudes massives à l'œuvre".

C'était "une mission d'observation de nature citoyenne comme cela se fait dans d'autres pays", pour s'assurer qu'aucune fraude n'était commise car "il y a eu des doutes lors des précédentes élections", et "on n'a pas du tout caché la raison pour laquelle ils se rendaient sur place", a déclaré à Franceinfo le numéro un du PCF et sénateur, Pierre Laurent.

"Cette attitude des autorités turques montre leur grande fébrilité", selon lui.

L'agence turque Anadolu a de son côté rapporté que des procédures judiciaires avaient été engagées contre 10 étrangers accusés, selon l'agence, d'avoir tenté de se faire passer pour des observateurs internationaux.

D'après l'agence, trois Français, trois Allemands et trois Italiens figurent parmi les personnes interpellées.

Plus de 56 millions d'électeurs étaient appelés dimanche à voter pour leur président et leurs députés, dans un scrutin qui marquera le passage du système parlementaire en vigueur à un régime hyper-présidentiel, voulu par Recep Tayyip Erdogan, mais décrié par ses opposants.

Le principal parti d'opposition turc a dénoncé des tentatives de fraude et énuméré plusieurs exemples de tentatives de bourrage d'urnes en faveur de l'alliance dominée par le parti au pouvoir AKP (islamo-conservateur).

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le