Brussels Special European Council – Emmanuel Macron Press Conference
French President Emmanuel Macron holds a press conference at the end of the Special European Union summit at the European headquarters in Brussels, Belgium, Thursday, April 18, 2024. (Photo by Arnaud Andrieu/Sipa Press).//ANDRIEUARNAUD_AA20240418Macron19/Credit:Arnaud Andrieu/SIPA/2404182046

Élections européennes : avant son discours de la Sorbonne, l’Élysée se défend de toute entrée en campagne d’Emmanuel Macron

Ce jeudi 25 avril, le président de la République prononcera un discours sur l’Europe à la Sorbonne, sept ans après une première prise de parole. Une façon de relancer la liste de Valérie Hayer, qui décroche dans les sondages ? L’Élysée dément, affirmant que ce discours n’aura « rien à voir avec un meeting politique ».
Rose-Amélie Bécel

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Ce 25 avril, tous les eurodéputés français sont invités à la Sorbonne, où Emmanuel Macron prononcera un nouveau discours pour dresser le bilan de l’action européenne de la France et évoquer les perspectives pour les années à venir. Un timing mal choisi, au même moment que les derniers votes au Parlement européen à l’occasion de l’ultime session plénière de la mandature, qui a fait grincer des dents les têtes de liste opposées à la majorité présidentielle.

À l’Élysée, on défend ce choix de calendrier, affirmant que le discours du président de la République s’inscrit dans une temporalité différente de celle de la campagne : l’adoption par les chefs d’États et de gouvernements européens du prochain agenda stratégique de l’UE, dont le vote est prévu les 27 et 28 juin prochains.

Emmanuel Macron entend ainsi « orienter et peser sur cet agenda stratégique », qui déterminera les grandes lignes des politiques européennes jusqu’en 2029. « Il faut un temps de conviction des partenaires, d’infusion des idées, qui ne peut pas se réduire à quelques jours », assure-t-on à l’Élysée pour justifier le choix d’une date précédant le scrutin du 9 juin.

« Le chef de l’État s’exprimera devant une large assemblée, qui n’est pas militante »

Des arguments qui ne semblent pas convaincre les têtes de liste de l’opposition, qui ont massivement décliné l’invitation. « Emmanuel Macron ne peut détourner les moyens de l’État au service de sa candidate », a dénoncé la cheffe de file de La France insoumise Manon Aubry dans un tweet.

Des accusations rejetées en bloc par les conseillers de l’Élysée, pour qui ce discours n’a « rien à voir avec un meeting politique » : « Le chef de l’État s’exprimera devant une large assemblée, qui n’est pas militante, qui engage la responsabilité de la France, c’est très différent d’un discours de campagne ».

Emmanuel Macron n’exclut toutefois pas de s’engager ultérieurement dans la campagne pour la liste de Valérie Hayer. La semaine dernière, dans le cadre d’une conférence de presse en marge du Conseil européen, le chef de l’État est resté évasif sur la forme que prendra sa participation, « dans les moments appropriés, dans le format et le cadre qui convient ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Callet
8min

Politique

Sénatoriales : dans les Bouches-du-Rhône, le RN mise sur une ex-LR, Marie-Pierre Callet, pour tenter de remporter « deux sièges »

Membre du RN depuis seulement quelques semaines, Marie-Pierre Callet, ancienne vice-présidente de la LR Martine Vassal au département, sera tête de liste RN aux sénatoriales. Le sortant Stéphane Ravier, ex-RN, va présenter sa liste, faute d’investiture. Renaud Muselier, qui entend mener une liste Renaissance/LR/UDI, ne s’inquiète pas des prises de guerre à droite. « La division à l’extrême droite m’arrange, en fait », réagit le président de la région PACA.

Le

Administrative Detention Center (CCA) in Marseille, France – 18 Feb 2023
7min

Politique

Délai de rétention des étrangers : la majorité sénatoriale défend un « texte utile », des associations dénoncent une situation « préoccupante »

A la veille de l’examen au Sénat d’une proposition de loi permettant d’allonger la durée de rétention administrative de certains étrangers, un groupe d’associations intervenant dans les centres de rétention administrative dénonce l’inefficacité de l’enfermement. A l’inverse, la majorité sénatoriale défend un texte utile et limité aux étrangers déjà condamnés et présentant une menace réelle.

Le