Politique
A une large majorité, les sénateurs ont adopté les conclusions de la commission mixte paritaire sur la simplification de la vie économique. Contre la volonté du gouvernement, le texte supprime les zones à faibles émissions.
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Par Public Sénat
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« Ça m’agace quand je vois que des gens ne savent pas pour qui ils vont voter. Il y a 34 listes, donc il y a forcément quelque chose qui vous correspond […] Il y a des gens qui sont morts pour qu’on ait le droit de vote, donc bon sang de bonsoir, allez voter ! », s’est indignée Marie-Pierre de la Gontrie, sénatrice PS de Paris, le 22 mai sur le plateau de Questions aux Sénateurs.
« Si les gens ne vont pas voter, c’est parce qu’ils se disent que ça ne sert à rien, que ça ne changera rien, que parfois, on leur dit des choses et qu’on fait l’inverse. Tout ça n’est pas totalement vrai, mais n’est pas totalement faux », a reconnu la sénatrice.
Interrogée sur le vote obligatoire par Hugo Travers, Marie Pierre de la Gontrie s’est néanmoins montrée réservée sur une telle mesure, tout en maintenant que « le droit de vote est aussi un devoir. Je ne cesse de dire à tous : bon sang allez voter ». Pour la sénatrice, « si vous ne vous intéressez pas à la politique, la politique s’intéresse à vous ».
L’abstention, annoncée à plus de 50 % pour ses élections, s’explique selon Marie-Pierre de la Gontrie par la faible compréhension du système européen. « On ne comprend pas très bien à quoi ça sert […] Les élections où la participation est la plus forte sont les présidentielles et les municipales. Dans ces cas-là, les électeurs perçoivent le rôle de l’élu », indique-t-elle, soulignant aussi la confusion entre les compétences européennes et nationales.