Élections européennes : « Évidemment, c’est un échec » reconnaît Bruno Retailleau
Le président du groupe LR du Sénat, Bruno Retailleau a assumé « l’échec de sa liste aux Européennes. Pour lui, le Salut de la droite passe par le rassemblement de la famille de droite et par la définition « d’une ligne politique qui soit claire ».

Élections européennes : « Évidemment, c’est un échec » reconnaît Bruno Retailleau

Le président du groupe LR du Sénat, Bruno Retailleau a assumé « l’échec de sa liste aux Européennes. Pour lui, le Salut de la droite passe par le rassemblement de la famille de droite et par la définition « d’une ligne politique qui soit claire ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Si on ne se remet pas profondément en cause, le risque : c’est la disparition ». « Ne pas parler d’échec serait se cacher derrière son petit doigt ». Sur le plateau des chaînes parlementaires et du Figaro, le président du groupe LR du Sénat, Bruno Retailleau a fait la même analyse du scrutin de ces élections européennes que Gérard Larcher, le président du Sénat.

Bruno Retailleau a rejeté en partie la cause de ce score décevant (8,2%) sur ce qu’il nomme « le match à deux » entre LREM et RN « absolument fatal pour notre démocratie » selon lui.

Le sénateur de Vendée a fixé « une double tâche » à accomplir. « La première, c’est de susciter le rassemblement le plus large avec Gérard Larcher, en passant par Laurent Wauquiez mais aussi Valérie Pécresse, Christian Jacob, François-Xavier Bellamy… Mais il y a aussi les centristes où ceux qui nous ont quittés comme Xavier Bertrand » a-t-il listé. Un rassemblement de la famille de la droite destinée selon lui à définir « une ligne politique qui soit claire ».

Bruno Retailleau a également plaidé pour « une définition d’une organisation nouvelle de la droite et du centre. Car la droite a toujours été plurielle.

Après un tel score, la question d’une remise en cause du mandat de Laurent Wauquiez à la tête du parti, se pose. Mais, pour le moment, Bruno Retailleau ne souhaite pas rentrer dans ce débat. « S’il ne s’agissait que de personnaliser l’échec, ce serait facile. Bien sûr que le rassemblement doit se faire aussi avec Laurent Wauquiez. Il est président de LR. Il a été élu légitimement. Mais il y a un certain nombre de questions auxquelles nous devons répondre collectivement ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

Sous pression de Boris Vallaud, Olivier Faure mise sur un « comité présidentiel » pour tenter de sortir le PS de la crise interne

La tension continue au PS, où le patron des députés PS, Boris Vallaud, demande que les militants socialistes désignent « avant l’été » leur candidat à la présidentielle. En réponse, Olivier Faure promet un vote « avant juin » sur le « processus présidentiel ». Reste à définir l’objet précis du vote. Pour les amis de Boris Vallaud, la désignation du candidat et la stratégie vont de pair. Mais pour ceux d’Olivier Faure, ça ne va pas de soi…

Le

Élections européennes : « Évidemment, c’est un échec » reconnaît Bruno Retailleau
3min

Politique

Propos racistes à l’encontre de Bally Bagayoko : « Si une plainte était déposée, le préfet viendra se constituer partie civile »

Depuis son élection au premier tour à la mairie de Saint-Denis, Bally Bagayoko subit une vague d’attaques racistes de la part de l’extrême droite sur les réseaux sociaux. Une étape supplémentaire a été franchie ce week-end sur la chaîne CNews où des chroniqueurs ont comparé l’édile Insoumis à un singe et à un chef de tribu. le ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Jean-Didier Berger a indiqué que si le maire déposait plainte, le préfet viendra se constituer partie civile. Bally Bagayoko a annoncé, depuis, le dépôt d'une plainte.

Le

Élections européennes : « Évidemment, c’est un échec » reconnaît Bruno Retailleau
2min

Politique

Agressions sexuelles dans le périscolaire parisien : le ministre de l’Education écarte la possibilité pour l’Etat de se porter partie civile, pour des raisons juridiques

Interpellé aux questions d’actualité au gouvernement par la sénatrice LR de Paris Agnès Evren sur la possibilité pour l’Etat de se porter partie civile dans les affaires d’agressions sexuelles sur mineurs dans le périscolaire, le ministre de l’Education, Édouard Geffray a écarté cette possibilité pour des raisons juridiques.

Le