Boulogne Billancourt: The new president of Udi Herve Marseille and Jean Louis Borloo
Herve Marseille. Herve Marseille elected president of Udi in the presence of its founder Jean-Louis Borloo Boulogne Billancourt, FRANCE-10/12/2022 //01JACQUESWITT_udi022/Credit:Jacques Witt/SIPA/2212101432

Elections européennes : l’UDI officialise son ralliement à la liste de la majorité présidentielle

La formation centriste a adopté ce week-end une motion permettant de faire liste commune avec Renaissance. Les discussions avaient en réalité commencé depuis plusieurs semaines. L’UDI prend ainsi ses distances avec LR.
François Vignal

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C’est officiel, l’UDI va faire alliance avec Renaissance et les autres partis de la majorité présidentielle pour l’élection européenne. Le conseil national de l’Union des démocrates et indépendants a adopté samedi, à une large majorité, malgré quelques votes contre, la motion proposée par la direction du parti, jugeant « indispensable de (se) rapprocher des formations politiques pour lesquelles l’idéal européen demeure une boussole ». Une formule qui permet le ralliement à la liste macroniste, menée par Valérie Hayer, une ancienne de l’UDI.

La question était entendue. Comme publicsenat.fr le révélait, le principe de l’accord avec été conclu, début janvier, par le sénateur des Hauts-de-Seine, Hervé Marseille, président de l’UDI, directement dans le bureau d’Emmanuel Macron.

Valérie Létard sur la liste ?

Le parti de centre droit prend ainsi ses distances avec les LR, avec qui il est allié localement dans plusieurs municipalités, ou au Sénat. Le groupe Union centriste, présidé aussi par Hervé Marseille, compose en effet la majorité avec le groupe LR de Bruno Retailleau. Mais la ligne défendue depuis un moment par les LR, incarnée dans ce scrutin par François-Xavier Bellamy, est trop éloignée de l’UDI sur l’Europe mais aussi certaines questions sociétales. Un positionnement qui a poussé la formation dans les bras de la majorité présidentielle. Dernier désaccord en date : celui sur le vote sur le traité de libre échange franco-canadien, le CETA. Les sénateurs centristes l’ont soutenu, quand une majorité des sénateurs LR l’a rejeté, créant une incompréhension au sein de la majorité sénatoriale.

Les discussions pour la composition de la liste, qui ont déjà commencé depuis plusieurs semaines, vont pouvoir se poursuivre, cette fois officiellement. L’UDI devrait avoir au moins une place éligible. Le nom de l’ancienne ministre et ex-sénatrice, Valérie Létard, était évoqué au début du mois.

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