Elections européennes : Mélanie Vogel dénonce « la grossièreté » du gouvernement et son « mépris de la démocratie »

Aux questions d’actualité au gouvernement du Sénat, la sénatrice écologiste, Mélanie Vogel a chargé l’exécutif pour sa trop grande implication, selon elle, dans la campagne des européennes et sa responsabilité dans la montée de l’extrême droite.
Rédaction Public Sénat

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A quelques jours du scrutin, la majorité présidentielle tente par tous les moyens de combler son retard sur le RN, grand favori des européennes. Quitte à en faire trop ? C’est ce qu’estime la sénatrice écologiste, Mélanie Vogel qui l’a fait savoir aux questions d’actualité au gouvernement du Sénat.

L’élue des Français de l’étranger a d’abord pointé la responsabilité « de la macronie » dans la montée de l’extrême droite depuis 7 ans, car le gouvernement serait « cyniquement convaincu de son intérêt à avoir en France une extrême droite forte, face à laquelle vous pourriez sembler feindre de vous dresser ». « Quand on reprend ses idées, qu’on institutionnalise sa présence et qu’on maltraite son plus efficace antidote, la force de nos principes démocratiques, on la fait progresser ».

« Moment de gênance nationale »

« Et vous n’arrêtez pas, dans cette campagne, vous franchissez toutes les limites de la décence », a-t-elle tancé citant, l’interview du chef de l’Etat, le 6 juin et « l’incruste » du Premier ministre, lundi, dans une interview de la tête de liste Renaissance, Valérie Hayer. « Moment de gênance nationale où l’on peine à distinguer le plus embarrassant : entre l’immodestie de croire sa présence bienvenue ou celle de la penser bénéfique à Valérie Hayer.

« J’ai fait campagne dans 17 pays européens et à part en Italie et en Hongrie, je n’ai vu nulle part un tel niveau de grossièreté et de mépris de la démocratie », a-t-elle déclaré.

Pour lui répondre, la porte-parole du gouvernement, Prisca Thevenot a assuré que le gouvernement et la majorité présidentielle combattaient « extrêmement fermement » le Rassemblement national. « Nous, la majorité présidentielle, ne nous excuserons pas de défendre l’Europe (…) de continuer à porter la voix de notre candidate dans le respect de nos institutions et du cadre fixé par la loi », a-t-elle complété.

 

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