Parlement europeen – European parliament
Parlement europeen de Strasbourg, le 20 avril, Srasbourg, France.European Parliament in Strasbourg, April 20, Strasbourg, France.//BLOCHRAPHAEL_15140011/2006251524/Credit:RAPAHEL BLOCH/SIPA/2006251527

Elections européennes : tout comprendre en 5 questions

Le 9 juin, les citoyens français seront appelés aux urnes à l’occasion des élections européennes. Public Sénat fait le point sur un scrutin capital pour l’avenir de l’UE.
Steve Jourdin

Temps de lecture :

4 min

Publié le

  • Quand ?

Tous les pays de l’Union ne votent pas en même temps. Alors que le scrutin a lieu le dimanche 9 juin en France, certains auront déjà voté à cette date. Ce sera par exemple le cas des Néerlandais, qui sont appelés aux urnes le jeudi 6 juin, des Irlandais qui votent le vendredi 7 ou encore des Lettons, le samedi 8. Ce décalage s’explique par la volonté de respecter les traditions électorales de chaque pays. Quoi qu’il en soit, les premiers résultats ne seront dévoilés que le dimanche 9 au soir après la fermeture de l’ensemble des bureaux de vote dans l’UE.

 

  • Qui vote ?

450 millions de citoyens européens sont appelés aux urnes. Tous les Français inscrits sur les listes électorales et jouissant de leurs droits civiques peuvent voter. Petite particularité : en cas de résidence dans un autre Etat membre de l’Union, il est possible de voter sur place.

La participation est la grande inconnue de ces élections, généralement un peu délaissées par les citoyens. En 2019, la participation avait atteint 50,7 %. A titre de comparaison, elle était montée à 71,99 % pour l’élection présidentielle de 2022 en France. A noter que dans certains pays, comme la Belgique, la Bulgarie, le Luxembourg et la Grèce, le vote est obligatoire.

 

  • Pour qui ?

Tout citoyen européen peut se présenter aux élections, à condition d’être âgé d’au moins 18 ans et de jouir de ses droits civils et politiques, sous réserve également de ne pas exercer certaines fonctions ou mandats incompatibles.

Le Parlement européen compte actuellement 705 députés. Le nombre de représentants accordés à chaque pays dépend de la taille de sa population. En France, les citoyens désigneront au mois de juin 81 députés, alors que l’Allemagne, pays le plus peuplé de l’Union, vote pour envoyer 96 eurodéputés. Malte, Chypre et le Luxembourg ne comptent eux que 6 représentants.

 

  • Quel est le type de scrutin ?

L’élection se déroule au suffrage universel direct à un tour. Les candidats sont élus pour cinq ans selon les règles de la représentation proportionnelle à scrutin de liste à la plus forte moyenne. En France, les partis ayant obtenu plus de 5% des suffrages bénéficient d’un nombre de sièges proportionnel à leur nombre de voix. Une liste qui ne dépasse pas le seuil n’obtient aucun représentant. Depuis une loi de 2018, il existe une circonscription unique sur tout le territoire.

 

  • Quel est le rôle des députés européens ?

 

Les députés européens exercent plusieurs fonctions. Ils disposent d’un pouvoir législatif, d’un pouvoir budgétaire et d’un pouvoir de contrôle. Dans le processus de fabrique de la loi, le Parlement est chargé d’adopter des directives, des règlements ou des décisions, main dans la main avec le Conseil de l’Union européenne.

Ils participent également à la vie des institutions. Une fois élus, les députés élisent leur président à l’occasion d’une session plénière puis procèdent, dans les semaines qui suivent, à la désignation du président de la Commission européenne, qui n’est pas nécessairement candidat aux élections européennes.

Ils organisent ensuite des auditions afin d’approuver ou non les 27 commissaires, qui sont proposés par les présidents ou gouvernements des Etats membres. Tout au long de leur mandat, les députés européens ont pour mission de contrôler ces commissaires, qui sont tenus de rendre des comptes, par l’intermédiaire de commission d’enquête, de questions écrites ou orales. Le Parlement peut aussi décider de censurer la Commission, dans le cadre d’une motion de censure votée à la majorité des 2/3 des voix exprimées.

Partager cet article

Dans la même thématique

Elections européennes : tout comprendre en 5 questions
3min

Politique

L’impatience des sinistrés des incendies de l’été « Il faut accélérer les procédures » de reconstruction

L’été caniculaire a été, à bien des égards, particulièrement violent. Cinquante-trois jours de vagues de chaleur ont entraîné sécheresses, incendies et températures insupportables. Florence Van Overmeire a perdu sa maison lors des terribles incendies qui ont frappé la Gironde. Sur le plateau de Dialogue citoyen, face aux sénateurs, cette habitante de la commune du Porge a accepté de revenir sur cette épreuve et appelle à l’accélération des procédures de reconstruction.

Le

France Protests
4min

Politique

Mobilisation du 31 octobre : à quoi faut-il s’attendre ?

Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.

Le

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le