Paris: debate prior to a vote on a government plan to enshrine the « freedom » to have an abortion in the French Constitution
Bruno Retailleau during a debate prior to a vote on a government plan to enshrine the "freedom" to have an abortion in the French Constitution, at the French Senate in Paris, on February 28, 2024//01JACQUESWITT_IVG024/Credit:Jacques Witt/SIPA/2402281808

Les sénateurs LR s’opposent à l’unanimité à un accord avec le RN

Lors de leur réunion de groupe hebdomadaire, les sénateurs Les Républicains se sont totalement désolidarisé du président de leur parti Eric Ciotti. Ils ont exprimé leur « autonomie » vis-à-vis du Rassemblement national, dans la perspective des législatives.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

C’est une forme de ni-ni. Au cours de sa réunion hebdomadaire, le groupe LR du Sénat a réaffirmé « à l’unanimité » ce que doit être « la ligne claire et responsable de la droite française » : conserver une « indépendance » et une « autonomie », « vis à vis du camp macroniste comme du camp lepéniste », a déclaré le groupe ce 11 juin.

Cette décision survient alors que le président du parti, Éric Ciotti, devait s’exprimer au journal de 13 heures de TF1. Un article du Figaro publié ce matin, laissait entendre qu’il envisageait un accord avec le Rassemblement national, provoquant l’opposition de nombreuses figures du parti. Le député des Alpes-Maritimes a confirmé, sur l’antenne de TF1, que LR avait « besoin d’une alliance avec le RN ».

Cette perspective a été accueillie avec consternation ce matin au sein de la droite sénatoriale. Plusieurs élus que nous avons rencontrés étaient choqués par cette information. Certains ont menacé de quitter le parti, d’autres ont appelé Éric Ciotti à démissionner de ses fonctions de président du parti.

Les sénateurs, dans un communiqué, affirment que le projet du RN « n’est pas de nature à redresser la France, loin s’en faut » et que « la démagogie n’a jamais permis de conduire un pays ». Concernant la ligne vis-à-vis de la majorité présidentielle, le groupe LR considère qu’il « est hors de question d’entrer en coalition avec un président de la République qui est le premier responsable de la situation catastrophique dans laquelle la France s’enfonce ».

En opposition totale avec le choix d’Éric Ciotti, Bruno Retailleau, le patron de la droite sénatoriale, va tenir une conférence de presse cet après-midi à 15h30.

Partager cet article

Dans la même thématique

Tribute to Edgar Morin
7min

Politique

Présidentielle 2027 : « La candidature de Bernard Cazeneuve traduit la difficulté de notre personnel politique à se renouveler », selon Bruno Cautrès

Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus sur le chemin déjà bien embouteillé de la présidentielle. Sans se déclarer officiellement candidat, l'ancien Premier ministre vient de publier une « Lettre aux Français » aux allures de programme, couplée à une interview dans Le Parisien dans laquelle il réaffirme son positionnement social-démocrate. Un espace déjà convoité par François Hollande et Raphaël Glucksmann.

Le

Montrouge: Entretiens politiques sur l energie avec Terra Nova
9min

Politique

Présidentielle : devant ses amis réunis à la questure du Sénat, François Hollande se prépare et met en garde contre les « candidatures de témoignage »

L’ancien chef de l’Etat, qui aspire à la redevenir, a réuni ses fidèles mercredi soir à la questure du Sénat. François Hollande, qui sortira un livre début septembre, planche sur « quelques grandes idées ». S’il n’est pas encore déclaré, il espère être en situation pour pouvoir se lancer. Mais pour lui, l’éventuel retour à l’Elysée ne passera pas par la case primaire.

Le

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le