Dernier mois de campagne pour des dizaines de milliers de candidats aux élections municipales des 15 et 22 mars. Le verdict des urnes devrait se concrétiser par des changements d’équipes dans un certain nombre de communes. Une petite majorité d’électeurs est en effet favorable à un changement dans sa commune, selon une enquête réalisée par Odoxa pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale. Seules 44 % des personnes interrogées souhaitent la réélection de leur maire actuel (contre 55 % en faveur d’un nouvel édile). C’est un basculement dans l’opinion. En juin 2025, ils étaient encore 52 % à souhaiter que leur maire soit reconduit pour un nouveau mandat.
Ce premier scrutin organisé depuis les législatives provoquées par la dissolution de l’été 2024 suscite de l’intérêt chez les Français. 75 % affirment, selon ce sondage, s’intéresser à ces élections, c’est 11 points de plus qu’il y a un an. Si les élections municipales constitueront une photographie riche d’enseignements au niveau national pour les partis politiques, à un an de la présidentielle, les Français ont plutôt tendance à se concentrer sur les enjeux locaux. Pour 76 % des personnes interrogées, c’est le principal enjeu, tandis que seulement 24 % (en progression de 5 points) se prononceront en fonction d’enjeux nationaux.
Un scrutin davantage nationalisé chez les électeurs RN et LFI
Les sympathisants de la France insoumise et du Rassemblement national seront les plus nombreux à voter en fonction des enjeux nationaux. Ils sont respectivement 28 % et 27 % à adopter cette stratégie. L’intérêt pour ces élections est par ailleurs moins marqué dans ces deux électorats. 79 % des sympathisants de LFI affirment s’y intéresser, et ils sont 81 % pour ceux du Rassemblement national. C’est moins que pour les sympathisants d’autres courants. Les électeurs des écologistes sont 84 % à manifester de l’intérêt, 85 % pour LR. La part monte à 87 % pour les socialistes et 89 % pour Renaissance.
Méthodologie : l’enquête a été réalisée les 18 et 19 février 2026, sur Internet, auprès d’un échantillon de 1 005 Français, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Chaque sondage présente une incertitude statistique que l’on appelle marge d’erreur. La marge d’erreur dépend de la taille de l’échantillon ainsi que du pourcentage observé. Par exemple, dans un échantillon de 1 000 personnes, si le pourcentage observé est de 20 % la marge d’erreur est égale à 2,5 points : le pourcentage réel est donc compris entre 17,5 % et 22,5 %.