Le parti à la rose sera ainsi « la force politique qui va présenter le plus de candidats pour être maire dans toutes les villes du pays », s’est targué Pierre Jouvet, responsable des élections au sein du PS, lors d’une conférence de presse.
Parmi les espoirs de victoire des socialistes, qui tenteront conserver leurs mairies à Paris, Marseille, Montpellier et Lille, figurent notamment Saint-Etienne, Limoges, Amiens et Toulouse, qui serait la « cerise sur le gâteau » pour Pierre Jouvet.
Le PS dit compter actuellement 1 200 maires et diriger un quart des villes de plus de 20 000 habitants en France.
Pour le premier tour des municipales, le PS s’enorgueillit d’avoir su nouer des alliances avec les autres partis de gauche, hors LFI, principalement le PCF et/ou les Ecologistes, en fonction des situations locales.
« Les dynamiques se créent au premier tour », a insisté Pierre Jouvet devant la presse.
Y aura-t-il des accords entre les deux tours avec les Insoumis qui, dans une très grande majorité des cas, ont choisi de présenter des listes autonomes ?
Il y en aura « peut-être, dans certains endroits », a admis Pierre Jouvet alors que la question des accords électoraux avec LFI a divisé le PS lors de son congrès l’an dernier.
« En cas de deuxième tour face à l’extrême droite, le Parti socialiste prendra ses responsabilités et appellera partout à battre l’extrême droite » dans les villes où il n’est pas en mesure de l’emporter, a ajouté l’eurodéputé.
Le bras droit d’Olivier Faure a cependant pointé « l’obsession unique et exclusive, insensée » de LFI de concentrer ses attaques « sur le Parti socialiste ou ses partenaires de gauche » pendant la campagne pour les municipales.
Et dans les villes comme Paris où Marseille, ou le maintien du candidat LFI au second tour risquerait de faire perdre la ville à la gauche, « les électeurs de gauche ne s’y tromperont pas », veut croire Pierre Jouvet.
(Avec AFP)