Elections régionales : Gérard Larcher veut «respecter le calendrier»
« L’unité nationale pourrait se faire sur cette nouvelle génération de la décentralisation » affirme le président du Sénat, s’adressant à Emmanuel Macron. Il s’oppose en revanche au report des élections régionales.

Elections régionales : Gérard Larcher veut «respecter le calendrier»

« L’unité nationale pourrait se faire sur cette nouvelle génération de la décentralisation » affirme le président du Sénat, s’adressant à Emmanuel Macron. Il s’oppose en revanche au report des élections régionales.
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Gérard Larcher veut avancer sur la décentralisation et tend la main à Emmanuel Macron. « Il faut que nous réfléchissions ensemble à inverser la verticalité dans ce pays. Tout ne peut pas procéder du pouvoir central », a expliqué le président LR de la Haute assemblée au micro de Public Sénat, après sa conférence de presse où il a présenté les 50 propositions du Sénat sur la décentralisation, qu’il a remise au chef de l’Etat. Pour Gérard Larcher, « l’unité nationale pourrait se faire sur cette nouvelle génération de la décentralisation », reprenant le sous-titre du rapport sénatorial rassemblant les 50 propositions.

Il entend faire avancer cette idée. « Une des préoccupations qui marque tous les groupes politiques, c’est qu’on ne soit pas dans la situation issue de 2003, avec la volonté de décentraliser de Jacques Chirac, 20 ans après la volonté du président Mitterrand. Et on a vu un Etat, une haute administration, reprendre d’une main tout ce qui avait été donné de l’autre. Et finalement, cette évolution constitutionnelle, n’a jamais été traduite dans les faits » met en garde le président du Sénat.

Interrogé sur la volonté d’Emmanuel Macron de reporter les élections régionales, prévues en 2021, Gérard Larcher y est opposé. « Je suis pour respecter le calendrier » dit le sénateur des Yvelines. « Et en même temps, on nous parle d’un référendum. Est-ce qu’une campagne référendaire ne perturberait pas autant qu’une campagne départementale et régionale ? » s’interroge Gérard Larcher. Selon le sénateur, « le respect du calendrier peut contribuer à cette confiance », qui s’érode entre les Français et l’Etat. « C’est aux Français qu’il faut répondre. Ce n’est pas une affaire de cuisine » politique.

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