Elections régionales : seulement 30 % des têtes de liste sont des femmes
Sur l’ensemble des listes déposées pour les élections régionales, on compte 70,3 % de listes conduites par des hommes, et 29,7 % emmenées par des femmes. La part des femmes a néanmoins progressé par rapport au scrutin de 2015.

Elections régionales : seulement 30 % des têtes de liste sont des femmes

Sur l’ensemble des listes déposées pour les élections régionales, on compte 70,3 % de listes conduites par des hommes, et 29,7 % emmenées par des femmes. La part des femmes a néanmoins progressé par rapport au scrutin de 2015.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La loi du 6 juin 2000 l’impose : les listes enregistrées pour les élections régionales doivent obligatoirement présenter un nombre égal d’hommes et de femmes. L’équilibre pour le premier tour des élections régionales du 20 juin 2021 est respecté. On compte 9 598 hommes et 9 486 femmes au sein des candidats. Le petit écart s’explique par les nombres impairs de certaines listes.

En revanche, les femmes sont loin d’être majoritaires pour le choix des têtes de listes. Sur les 155 listes en lice, elles ne sont que 46 à occuper la première position (29,7 %), contre 109 hommes (70,3 %). La proportion de candidates têtes de liste est toutefois en augmentation par rapport aux dernières élections régionales. Au premier tour des élections de 2015, on décombrait 21,6 % de femmes têtes de liste, contre 78,4 % d’hommes têtes de liste.

La place des femmes au sommet des listes varie suivant les familles politiques. Sur les 13 listes classées régionalistes par le ministère de l’Intérieur, aucune femme n’est tête de liste. Sur les 14 listes du Rassemblement national, on en compte une seulement. Elles sont également sous-représentées sur listes d’union du centre (1 femme tête de liste sur 9 listes) ou les listes écologistes (3 sur 11). Inversement, la part des femmes est importante sur les listes d’union de la gauche (12 femmes têtes de listes sur 22 listes), ou d’extrême gauche (9 sur 18). Sur les 5 listes uniquement LR, deux candidates occupent la première place.

Du côté des régions, la présence des femmes têtes de liste est inégale. C’est en Auvergne Rhône-Alpes (5 sur 9), dans le Grand Est (4 sur 9) en Île-de-France (5 sur 11) qu’elles sont les plus nombreuses. Elles sont beaucoup plus rares en Centre-Val-de-Loire (1 sur 7), Hauts-de-France (1 sur 7), Martinique (2 sur 14), Corse (1 sur 10) et Guyane (0 sur 4).

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Royaume-Uni : Keir Starmer face à « la défiance » de son propre camp, après de nouvelles révélations entre Jeffrey Epstein et l’ancien ambassadeur britannique à Washington

Le Premier ministre essuie les conséquences de sa décision de nommer Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington en 2024, alors que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient déjà connus. Après la publication de nouveaux fichiers sur le financier américain, la pression s’accentue contre Keir Starmer, déjà fragilisé depuis le début de son mandat.

Le

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?
8min

Politique

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?

Le ministère de l’Intérieur a déclenché les foudres des Insoumis en classant ce mouvement pour la première fois à l’extrême gauche, dans une circulaire adressée aux préfets en vue de la catégorisation des candidats et des listes. Ce n’est pas la première fois que la place Beauvau est critiquée pour ses choix.

Le

Epstein Library – Photo Illustration
3min

Politique

Affaire Epstein : les victimes du « rabatteur » français Jean-Luc Brunel continuent leur combat devant la justice

La publication de 3 millions de documents concernant Jeffrey Epstein, par le ministère américain de la justice, a confirmé la dimension planétaire de cette affaire de crimes sexuels. Depuis plusieurs années déjà, des victimes de l’ancien agent de mannequin, le Français, Jean-Luc Brunel, considéré comme un « rabatteur » de Jeffrey Epstein, demandent réparation. Certaines d’entre elles étaient présentes au Sénat en 2021 pour une table ronde sur les victimes de violences sexuelles dans le milieu de la mode.

Le