Renaissance party »s parliamentary days event
Francois Patriat. French ruling liberal Renaissance party's parliamentary days event in Louan-Villegruis-Fontaine, north-central France on September 14, 2023. //01JACQUESWITT_choix014/Credit:Jacques Witt/SIPA/2309142138

Elections sénatoriales 2023 : Renaissance perd quelques plumes dans la bataille

Le groupe des sénateurs macronistes, présidé par François Patriat, devrait perdre 3 ou 4 sièges, à l’issue des sénatoriales, quand les sénateurs Horizons, dans un jeu de vase communiquant, progresse en nombre similaire.
François Vignal

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Pour le parti présidentiel, les élections sénatoriales se traduisent pas un recul. Renaissance finit le scrutin en perdant quelques sièges. François Patriat, le président du groupe RDPI, où siègent les sénateurs Renaissance, s’attendait à quelques pertes pour son groupe. Mais le groupe « ne descendra pas en dessous de 20 », selon le président du groupe RDPI, François Patriat. Ils sont aujourd’hui 24.

Défaite de Sonia Backès en Nouvelle Calédonie, de Julien Bargeton à Paris et d’Alain Richard dans le Val-d’Oise

Principale désillusion pour le parti de la majorité présidentielle : la défaite, en Nouvelle Calédonie, de la secrétaire d’Etat Sonia Backès. Au second tour, elle s’est inclinée face au candidat du Front de libération kanak (FLNKS). C’est la première fois qu’un indépendantiste va siéger au palais du Luxembourg. Le groupe perd aussi le siège d’Alain Richard, ancien ministre de la Défense, qui manque la réélection dans le Val-d’Oise… à deux voix près !

Défaite aussi pour Julien Bargeton, sénateur Renaissance sortant de Paris. La majorité présidentielle y a 11 conseillers de Paris, quand il en faut 13 pour assurer un siège théoriquement. Il n’a pas réussi à faire mentir les pronostics.

Les macronistes paient leur manque d’implantation locale

Les macronistes paient globalement un manque d’implantation au niveau local. Renaissance n’a pas remporté de grandes villes, lors des municipales 2020. Or le corps électoral, composé par les grands électeurs, qui élisent les sénateurs, est issu à 95% de conseillers municipaux. Avec 12 sénateurs renouvelables sur 24, la moitié des sièges du RDPI étaient en jeu, ce qui ne facilitait pas les choses. Quatre sénateurs du groupe ne se représentaient pas.

Dans les Hauts-de-Seine, où le groupe avait deux sortants, André Gattolin ne se représentait pas et la situation n’était pas évidente pour l’autre sortant, Xavier Iacovelli. Mais cet ancien socialiste parvient à sauver son siège, alors que la majorité présidentielle était divisée. La Modem Isabelle Florennes, qui est élue, occupait la seconde place de la liste du président du groupe centriste, le président de l’UDI, Hervé Marseille.

Dans le Nord, Renaissance perd un siège au profit d’Horizons

Dans le Nord, la majorité présidentielle parait divisée, entre le sortant Renaissance Frédéric Marchand, et la candidature de Franck Dhersin, vice-président aux transports de Xavier Bertrand à la région et membre d’Horizons, le parti d’Edouard Philippe. A ce petit jeu, c’est le second qui l’emporte, au détriment du sortant Renaissance.

Dans ce scrutin, un jeu de vase communiquant semble s’opérer entre les macronistes et les troupes d’Edouard Philippe. Horizons gagne en effet 3 ou 4 sénateurs. Ils devraient théoriquement siéger au groupe Les Indépendants, présidé par Claude Malhuret, lui-même membre d’Horizons. Edouard Philippe, qui vise le scrutin présidentiel de 2027, renforce ainsi son réseau d’élus.

Partager cet article

Dans la même thématique

Iran Israel Usa : U.S. and Israeli Forces Strike Tehran as Part of Major Military Offensive
7min

Politique

Iran : « Les institutions iraniennes peuvent continuer de fonctionner quand bien même leurs dirigeants seraient éliminés »

Après la confirmation de la mort du guide suprême ce dimanche 1er mars, l’Iran rentre dans l’après-Khamenei. Que prévoient les institutions iraniennes pour remplacer le guide suprême ? Le régime peut-il tenir après avoir perdu son chef ? Qui pourrait émerger pour le remplacer ? La chercheuse Amélie M. Chelly, auteure de Iran : autopsie du chiisme politique (Ed. du Cerf), répond à nos questions.

Le

President Donald Trump Returns to the White House, Washington, District of Columbia, United States – 01 Mar 2026
8min

Politique

Guerre en Iran : comment Donald Trump peut-il justifier l’intervention auprès des Américains ?

En participant aux côtés de Israel à l’opération militaire en Iran, Donald Trump pourrait déconcerter son électorat qui a voté pour la promesse de la fin des guerres américaines au Moyen-Orient, coûteuses en hommes et en deniers publics. Depuis le début des frappes samedi matin, le président américain et son administration peinent à justifier cette opération tout en n’excluant pas l’envoi de troupes au sol. Rédhibitoire pour une bonne partie de la population américaine.

Le

Elections sénatoriales 2023 : Renaissance perd quelques plumes dans la bataille
3min

Politique

Guerre en Iran : « La France est en guerre depuis ce matin », estime le général Vincent Desportes

Dans un contexte de contagion de la guerre à l’ensemble du Moyen-Orient après l’intervention israélo-américaine en Iran, la France a annoncé mener « des actions défensives proportionnées. » Une position qui implique de « prendre part » à cette guerre, explique le général Vincent Desportes, qui a aussi rappelé que les intérêts politiques et économiques poursuivis par Donald Trump dans cette intervention.

Le