Paris: Debat reforme des retraites au Senat
Gerard Larcher, President du Senat. Debat du texte de projet de reforme des retraites, adoptee par les senateurs en commission, en seance publique dans l hemicycle du Senat le 2 mars 2023 a Paris, et jusqu au 12 mars 2023. Paris, FRANCE - 02/03/2023 Gerard Larcher, President of Senate. Debate of the pension reform project text, adopted by the senators in committee, in public session in the Senate hemicycle on March 2, 2023 in Paris, and until March 12, 2023. Paris, FRANCE - 02/03/2023//04HARSIN_DEBATSENATREFORMERETRAITE061/Credit:ISA HARSIN/SIPA/2303021718

Elections sénatoriales : comment va se dérouler l’élection du président du Sénat ?

Le « troisième tour » des sénatoriales aura lieu lundi 2 octobre à 15 heures avec l’élection en séance publique du président de la Haute assemblée. Un évènement à suivre dès 14h30 sur Public Sénat. Les élections ont conforté la majorité sénatoriale de la droite et du centre, Gérard Larcher devrait être reconduit au plateau comme en 2008, 2014, 2017 et 2020.
Simon Barbarit

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

« Stabilité », c’était le maître mot répété par les présidents de groupe LR et centriste, Bruno Retailleau et Hervé Marseille, dimanche 24 septembre à l’issue des élections sénatoriales. La majorité sénatoriale de la droite et du centre est reconduite malgré quelques pertes en ligne. Reste « le troisième tour », celui qui désigne le président du Sénat.

« Doyen d’âge », « secrétaire d’âge »

Lundi 2 octobre à 15 heures, les sénateurs se réuniront dans l’hémicycle en séance publique pour procéder à l’élection du président. Cette séance marquera le début de la session ordinaire 2023-2024. Elle sera ouverte par l’allocution du doyen d’âge du Sénat, Jean-Marie Vanlerenberghe, sénateur centriste du Pas-de-Calais. Il sera accompagné d’un « bureau d’âge » composé des six plus jeunes sénateurs présents, qui remplissent les fonctions de secrétaires jusqu’à l’élection du bureau définitif. Mathilde Ollivier, 29 ans, benjamine du Sénat, élue dimanche soir dans la circonscription des Français établis hors de France en fera donc partie, ainsi que le sénateur PS de la Somme, Rémi Cardon, Sébastien Fagnen, sénateur (PS) de la Manche, Alexandre Ouizille, sénateur (PS) de l’Oise, Audrey Belim sénatrice (PS) de la Réunion, et le sénateur RN, Joshua Hochart.

Précision, selon le règlement du Sénat : « Aucun débat ne peut avoir lieu sous la présidence du Président d’âge ».

Le vote se déroule à bulletin secret, à la tribune. Le dépouillement est effectué par les « secrétaires d’âge ». Le doyen du Sénat proclame les résultats. Si le vote n’a pas donné lieu à une majorité absolue des suffrages exprimés au premier et au deuxième tour, alors une majorité relative suffira lors d’un troisième tour. En cas d’égalité des voix, le plus âgé des candidats est proclamé élu.

Gérard Larcher déjà élu 4 fois au « plateau »

Pour mémoire, lors du dernier renouvellement du Sénat en 2020, Gérard Larcher avait été réélu président du Sénat par 231 voix, sur 324 voix exprimées. Ses adversaires avaient rassemblé les voix de leurs groupes, Patrick Kanner (PS) avait rassemblé 65 voix, Éliane Assassi (PCF) 15 voix et Guillaume Gontard (écologiste) 13 voix. On comptait 19 votes blancs et 2 nuls. Cette année, Guillaume Gontard et Patrick Kanner sont de nouveau candidats. Cécile Cukierman, la nouvelle présidente du groupe communiste est aussi candidates.

Élu pour la première fois en 2008, Gérard Larcher a retrouvé trois fois le « Plateau » en 2014, 2017 et 2020 après une parenthèse à gauche en 2011 où pour la première fois, un socialiste, Jean-Pierre Bel, avait été élu à la tête de la Haute assemblée.

Le sénateur LR des Yvelines n’a pas caché son intention de briguer pour la quatrième fois la présidence du Palais du Luxembourg. « Il est assez probable que, si mes collègues me font confiance, je sois candidat à la présidence du Sénat », avait-il déclaré sur France 2 au mois de mars.

En clôture de la séance le 2 octobre prochain, le nouveau président élu annoncera à la tribune la date de la prochaine séance au cours de laquelle seront désignés, pour trois ans, les membres du nouveau Bureau. Il se compose de huit vice-présidents, de trois questeurs et de quatorze secrétaires, respectivement désignés pour trois ans, selon la représentation proportionnelle des groupes au plus fort reste.

Le mercredi 4 octobre à 14h30, les membres du Bureau seront désignés en séance publique.

 

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Meeting of Candidate in France’s 2027 presidential election, Jean-Luc Melenchon in Le Bourget
8min

Politique

« Il est l’heure de tout changer » : au Bourget, LFI met en scène sa « Nouvelle France » 

À l’occasion de la présentation de la nouvelle édition de L’Avenir en commun, samedi 7 novembre, La France insoumise a transformé le Bourget en théâtre de campagne. Scénographie immersive, démonstration de force militante et discours de Jean-Luc Mélenchon résolument tourné vers la jeunesse, le mouvement entend faire de son programme le premier acte de la présidentielle de 2027. Reportage

Le

Elections sénatoriales : comment va se dérouler l’élection du président du Sénat ?
6min

Politique

Mobilisation de la jeunesse : « Nous avons construit un État-providence qui fonctionne seulement pour les adultes », reconnaît cette eurodéputée

Une Europe en ébullition sociale. De la France à l'Italie, en passant par la Belgique, la Grèce ou l'Allemagne, une vague de contestation secoue les capitales de l'Union. Nés de mouvements lycéens et étudiants initiés en France, ces soulèvements traduisent un malaise profond touchant l'avenir de la jeunesse, la crise du logement et l'effritement du pouvoir d'achat. Face à ce front commun qui surprend les gouvernements européens, des syndicats et des associations issus de sept pays appellent à des manifestations coordonnées pour la fin du mois de novembre.

Le

France : Edouard Philippe visits Zuydcoote to discuss immigration
10min

Politique

« La fébrilité est de leur côté, pas du sien » : sous pression du camp Attal et Retailleau, Edouard Philippe reste droit dans ses bottes et refuse la primaire

Après Gabriel Attal et David Lisnard, Bruno Retailleau s’est rangé à l’idée de primaire de la droite et du centre, au point de commencer à y travailler. Si le candidat Horizons ne change pas d’avis, « il portera seul la responsabilité de la division », prévient Laurence Garnier, porte-parole de Bruno Retailleau. « On attend du prochain chef de l’Etat qu’il sache résister à la pression de Trump ou Poutine, ce n’est pas celle des candidats mal partis qui fera fléchir Edouard Philippe », rétorque Nathalie Loiseau, porte-parole d’Edouard Philippe…

Le