Elections territoriales en Corse: union des nationalistes dès le 1er tour ?
Les 37es journées internationales de Corte, traditionnel rendez-vous des indépendantistes corses, se sont achevées dimanche soir...

Elections territoriales en Corse: union des nationalistes dès le 1er tour ?

Les 37es journées internationales de Corte, traditionnel rendez-vous des indépendantistes corses, se sont achevées dimanche soir...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Les 37es journées internationales de Corte, traditionnel rendez-vous des indépendantistes corses, se sont achevées dimanche soir après que les participants se furent prononcés pour une union des nationalistes dès le 1er tour des élections territoriales.

"Sur la question de l’union il n’y a plus de discussions ni à Corsica Libera (indépendantistes) ni a Femu a Corsica (autonomistes) : l’union va être reproduite", a déclaré le leader indépendantiste et président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni.

"La question est de savoir s'il y aura une liste ou deux au premier tour des élections territoriales", a-t-il ajouté.

"En ce qui concerne Corsica Libera, nous sommes favorables à une union dès le premier tour. En revanche, cette discussion est toujours ouverte au sein de Femu a Corsica" mais "nous attendons sereinement le résultat de cette consultation. Nous savons qu’il y a une forte volonté des militants, des sympathisants et même des Corses qui n’ont pas encore rejoint notre majorité de voir les nationalistes demeurer unis", a-t-il souligné.

"Je pense que la dynamique qui a été lancée a vocation à se poursuivre et à se renforcer", a-t-il insisté.

Du côté des autonomistes, les choses semblent moins tranchées. "Je pense que la question d’une ou deux listes au premier tour doit encore faire l’objet de débats au sein de Femu a Corsica", a indiqué le leader autonomiste et président du Conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni. "Nous avons été élus ensemble, nous avons gouverné ensemble, nous avons été consacrés par le vote des Corses ensemble et nous avons vocation à continuer à travailler ensemble", a-t-il ajouté.

Dimanche en fin d’après-midi, après deux jours de débats, environ 400 personnes s’étaient rassemblées au pied de la citadelle de Corte pour assister au débat relatif au bilan des 18 mois de mandature nationaliste et à la "construction de la nation corse".

"Nous avons ouvert un chemin qui va se poursuivre avec les élections territoriales", a martelé Gilles Simeoni.

"Les nationalistes corses ont gagné ensemble les élections. Il faut maintenant transformer cette victoire électorale en victoire politique", a renchéri l’indépendantiste Jean-Guy Talamoni.

Des élections territoriales anticipées, du fait de l’avènement de la collectivité unique de Corse au 1er janvier 2018, ont lieu dans quatre mois.

cor/bbm/cam

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Gare SNCF Toulouse MATABIAU
7min

Politique

« Rien n’a été prévu » : un rapport du Sénat dresse un bilan sévère sur l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence

Cinq après l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, un rapport sénatorial salue l’efficacité budgétaire de la réforme, mais regrette l’impréparation de l’Etat face aux bouleversements engendrés par la fin du monopole de la SNCF. L’éclatement du réseau et le sous-financement des lignes moins rentables préoccupent particulièrement les sénateurs.

Le