Le PDG d’EDF Luc Rémont a donné des bonnes nouvelles ce 14 décembre au sujet de la disponibilité du parc nucléaire : trois des quinze réacteurs encore à l’arrêt vont reprendre du service avant les fêtes. Lors d’une table ronde au Sénat consacrée à la situation de la filière, l’énergéticien a estimé que la première vague de froid a pu être passée « sans difficultés ».
Électricité : trois réacteurs nucléaires seront raccordés au réseau « d’ici Noël », annonce le patron d’EDF
Le PDG d’EDF Luc Rémont a donné des bonnes nouvelles ce 14 décembre au sujet de la disponibilité du parc nucléaire : trois des quinze réacteurs encore à l’arrêt vont reprendre du service avant les fêtes. Lors d’une table ronde au Sénat consacrée à la situation de la filière, l’énergéticien a estimé que la première vague de froid a pu être passée « sans difficultés ».
Ça va mieux, pourrait-on dire pour reprendre une célèbre formelle élyséenne. Pour son début de mandat à la tête d’EDF entamé il y a trois semaines, Luc Rémont peut au moins compter sur quelques bonnes nouvelles sur le front de la disponibilité du parc nucléaire. Après un mois de novembre relativement anxiogène dans la communication gouvernementale, le PDG du fournisseur d’électricité a annoncé, lors d’une audition au Sénat ce 14 décembre, de nouveaux raccordements progressifs de réacteurs nucléaires au réseau, lesquels étaient arrêtés pour cause de traitement de problèmes de « corrosion sous contrainte », ou de visite de contrôle décennale.
À ce jour, 41 réacteurs sont désormais raccordés au réseau (dans un parc qui en comporte 56), a précisé Luc Rémont. Il y a cinq jours, le groupe annonçait le redémarrage de deux réacteurs. La puissance maximale installée des réacteurs en service s’élève à présent à 41,3 gigawatts (GW), « ce qui nous a permis – avec le soutien des Français, qui font preuve de sobriété, auquel je rends hommage – de passer cette première phase de froid sans difficultés sur le réseau », a salué Luc Rémont.
« La situation sera meilleure que celle qu’on pouvait anticiper en septembre », selon RTE
Le patron de l’entreprise a également annoncé que « trois réacteurs supplémentaires » seraient « connectés d’ici Noël » (Gravelines-3, Saint-Alban-2 et Dampierre-2). EDF dit également travailler sur le réacteur Gravelines-4, « pour être recouplé au réseau le plus tôt possible en 2023 ».
Le réseau électrique revient de loin. En août, on comptait seulement 24 réacteurs nucléaires en état de fonctionnement. Présent également à cette table ronde organisée par la commission des affaires économiques en amont d’un projet de loi relatif à l’accélération des procédures liées à la construction de nouvelles installations nucléaires, un cadre de RTE (le gestionnaire du transport d’électricité haute tension en France) a lui aussi fait preuve d’optimisme. « Si nous sommes autour de 45 GW en janvier, la situation sera meilleure que celle qu’on pouvait anticiper en septembre », a estimé Thomas Veyrenc, directeur exécutif du pôle stratégie, prospective et évaluation de RTE. « C’est très en dessous des minimums [50 à 55 GW], mais vu la situation dans laquelle on était, c’est très satisfaisant », a-t-il ajouté.
« Nous avons certainement les moyens d’éviter des coupures »
En matière de perspectives sur le réseau électrique, le gestionnaire peut désormais souffler sur les scénarios hivernaux. « Nous avons écarté le scénario le plus contraint, le scénario du pire », s’est félicité Thomas Veyrenc. Les gestes de sobriété ont également été d’un grand secours. Selon RTE, la consommation d’électricité a décliné de 9,7 % durant la dernière semaine, par rapport aux moyennes des précédentes années. « C’est considérable […] Vu les températures qu’on a connues au cours des derniers jours, si on n’avait pas eu cette baisse de la consommation, la situation aurait été tout autre », a-t-il souligné.
Comme chaque année, le mois de janvier fera l’objet d’une « vigilance particulière », selon le directeur stratégique de RTE. Mais le réseau abordera le cœur de l’hiver mieux armé, à condition que les Français ne relâchent pas leurs efforts. « Nous avons certainement les moyens d’éviter des coupures, si jamais on continue avec les taux actuels d’économies de l’énergie qui sont constatés, tout à fait significatifs en quelques mois, et s’il y a une mobilisation particulière lors des signaux Écowatt », prévient Thomas Veyrenc.
Le PS, qui compte 64 élus au Sénat, maintient son rang à l’issue des sénatoriales, ce dimanche 27 septembre. Le parti à la rose se félicite même de quelques victoires, notamment dans le Doubs et le Bas-Rhin.
Groupe le plus important de la chambre haute avec 131 sénateurs avant le renouvellement de dimanche, l’enjeu pour Les Républicains n’était pas de gagner des sièges mais de limiter un effritement à quelques sièges en moins. Le principal enjeu pour le groupe présidé par Mathieu Darnaud sera son positionnement vis-à-vis du nouveau groupe RN.
« La majorité sénatoriale demeure largement la première force politique du Sénat », a réagi le président LR du Sénat, Gérard Larcher, au soir des sénatoriales. Il « prend acte » de l’arrivée d’un groupe RN.
Les équilibres à la Haute assemblée ne ressortent pas bouleversés au soir des élections sénatoriales, qui ont remis en jeu la moitié des sièges. La majorité sénatoriale de droite et du centre s’effrite, la gauche se maintient un peu mieux. Le fait majeur reste l’émergence d’une groupe Rassemblement national d’au minimum 14 sièges.