Élisabeth Borne Première ministre : « Du Castex bis. C’est banal », réagit Aurélien Pradié
Le député LR du Lot, secrétaire général du parti Les Républicains, Aurélien Pradié, a estimé que l’arrivée de la ministre Élisabeth Borne à Matignon n’était pas « un signal de nouveauté ». Dans « Audition publique », il dépeint le portrait d’une « serviteure », sans « aspérité ».

Élisabeth Borne Première ministre : « Du Castex bis. C’est banal », réagit Aurélien Pradié

Le député LR du Lot, secrétaire général du parti Les Républicains, Aurélien Pradié, a estimé que l’arrivée de la ministre Élisabeth Borne à Matignon n’était pas « un signal de nouveauté ». Dans « Audition publique », il dépeint le portrait d’une « serviteure », sans « aspérité ».
Guillaume Jacquot

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le numéro 3 des Républicains se montre dubitatif sur le profil d’Élisabeth Borne, nommée Première ministre par le président de la République de la République ce 16 mai. Le député LR Aurélien Pradié, invité d’Audition publique (Public Sénat / LCP-Assemblée nationale) a réagi à chaud, quelques minutes après la publication du communiqué de l’Elysée. « Pour moi, ça n’est pas une grande surprise, ça va être du Castex bis », a-t-il accueilli, sceptique. « Demandez-moi ce que pense profondément Élisabeth Borne, quelles sont ses convictions politiques profondes, je n’en sais rien […] Je lui souhaite bonne chance dans la mission qui sera la sienne, mais je considère que c’est banal », a-t-il ajouté.

Selon le parlementaire du Lot, ce « signal ressemble à la macronie ». « Je ne vois pas où est le signal de la nouveauté, et du changement de méthode », s’est-il étonné, en référence aux engagements pris ces dernières semaines par le chef d’Etat reconduit dans ses fonctions.

Le député la place dans la continuité de Jean Castex, un « serviteur docile »

Plus tôt dans l’émission, le député, candidat à sa succession dans le Lot, avait parlé de Jean Castex comme d’un « serviteur docile d’Emmanuel Macron », cantonné à un « rôle de super préfet », sans « empreinte particulière ». Comparant le Premier ministre sortant et sa remplaçante à un profil de « haut fonctionnaire », Aurélien Pradié épingle le manque de dimension politique caractérisant, selon lui, l’ex-ministre du Travail et de la Transition écologique. « Je l’ai trouvée propre sur elle, sans aucune aspérité ».

Le député d’opposition est convaincu qu’il s’agit de la raison pour laquelle elle a été nommée ce soir par Emmanuel Macron. « C’est confortable d’avoir autour de soi des serviteurs. C’est beaucoup plus confortable que d’avoir à gérer des personnalités politiques, sauf que je crois que ce qui vous donne de la force, c’est d’avoir autour de vous des personnalités politiques qui vous perturbent un peu, qui sont capables de vous embarquer là vous n'êtes pas allé. Élisabeth Borne n’embarquera personne là où Emmanuel Macron n’est pas allé. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Élisabeth Borne Première ministre : « Du Castex bis. C’est banal », réagit Aurélien Pradié
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le

Élisabeth Borne Première ministre : « Du Castex bis. C’est banal », réagit Aurélien Pradié
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le