Élisabeth Borne présente sa « boîte à outils » pour éviter une crise estivale à l’hôpital
La Première ministre, Élisabeth Borne a annoncé ce 1er juillet, l’adoption de l’ensemble des propositions contenues dans le rapport de la mission « flash » pour les urgences et les soins non programmés. Ces nouvelles mesures de « court terme » visent à « bâtir les bonnes solutions » pour permettre aux Français « d’accéder aux soins urgents », pendant la période estivale.

Élisabeth Borne présente sa « boîte à outils » pour éviter une crise estivale à l’hôpital

La Première ministre, Élisabeth Borne a annoncé ce 1er juillet, l’adoption de l’ensemble des propositions contenues dans le rapport de la mission « flash » pour les urgences et les soins non programmés. Ces nouvelles mesures de « court terme » visent à « bâtir les bonnes solutions » pour permettre aux Français « d’accéder aux soins urgents », pendant la période estivale.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

En visite avec la ministre de la Santé, Brigitte Bourguignon à Pontoise, la Première ministre a détaillé la feuille de soins pour les hôpitaux cet été, une feuille de soins reprenant les 41 recommandations présentées à la locataire de l’Hôtel Matignon dans le rapport de la « mission flash » remis le 30 juin, par le Docteur François Braun. La « boîte à outils » se décline en trois axes et sera « mise à disposition de tous les territoires », dès la semaine prochaine par les ARS et les préfets. « Ils pourront s’emparer de ces outils », pour construire des solutions locales.

Améliorer l’orientation des patients pour éviter une surcharge des patients

La Première ministre souhaite améliorer le processus d’orientation des patients. Pour éviter la surcharge des services, Elisabeth Borne préconise aux Français de composer le 15. « Chacun doit prendre le réflexe du 15, et ne pas venir systématiquement aux urgences », souligne-t-elle. « Cette bonne orientation est la clé pour ne pas mettre une pression trop importante sur les services des urgences de santé. » Elle a également estimé que l'hôpital n'est pas en mesure de « faire face à tous les besoins de soins des Français. »

Pour faire face à la pénurie de soignants dans les services, Élisabeth Borne « souhaite mobiliser tous les professionnels de santé » pendant la période estivale. La cheffe du gouvernement souhaite encourager les médecins « à accueillir des patients pour des soins non programmés. » Cette prise en charge de nouveaux patients sera récompensée « par une majoration de 15 euros des consultations. » Par ailleurs, le gouvernement souhaite également « mobiliser les pharmaciens ou les kinés. » Elle suggère l’ouverture des maisons médicales de garde les samedis matin, « pour avoir une offre plus importante. » Ces derniers seraient autorisés à renouveler des ordonnances pour des soins chroniques. Le gouvernement veut également « faciliter les démarches pour les médecins retraités pour qu’ils puissent se remobiliser » cet été. Élisabeth Borne compte également sur la télémédecine dans les territoires caractérisés par une offre de soins insuffisante.

Revalorisation du personnel soignant travaillant de nuit

Le dernier axe présenté par Élisabeth Borne concerne la revalorisation des conditions de travail du personnel soignant travaillant de nuit. « On va expérimenter pendant trois mois, un complément de rémunération et un doublement des majorations pour les personnels soignants et une hausse de 50% pour les gardes des médecins », précise-t-elle.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Politics
9min

Politique

[Série 2/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : avec l’affaire Benalla, le temps du contre-pouvoir

Le Sénat et Emmanuel Macron. 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Avec l’affaire Benalla, le Sénat s’érige en contre-pouvoir du macronisme triomphant. Une forme de revanche, qui va créer des moments de fortes tensions entre l’exécutif et la majorité sénatoriale. Le Sénat va jouer à fond son rôle de contrôle, avec une conception plus anglo-saxonne des commissions d’enquête.

Le

Heat wave at Ehpad in Bordeaux
3min

Politique

Ehpad : « Ça s’est un peu amélioré, mais on est loin du compte. » alerte la sénatrice Anne Souryis

Le placement de personnes âgées en Ephad est toujours une étape redoutée par les familles. Les principaux intéressés ne veulent pas quitter leur domicile et l’entourage craint toujours une mauvaise prise en charge. Des craintes amplifiées depuis l’enquête de Victor Castanet dans son livre « Les Fossoyeurs » en 2022 qui a révélé un système privilégiant le rendement au détriment du bien être des patients. Depuis, les politiques se sont emparés du sujet, mais les moyens déployés sont-ils suffisants ? La prise en charge s’est-elle améliorée ? Et quelles sont les alternatives ? La sénatrice écologiste Anne Souyris et le gériatre Jean-Pierre Aquino en débattent dans l’émission Et la santé, ça va ? présentée par Axel de Tarlé.

Le

Élisabeth Borne présente sa « boîte à outils » pour éviter une crise estivale à l’hôpital
5min

Politique

Ingérences étrangères : « Depuis les années 2010, aucun rendez-vous électoral n’a été épargné »

A l’heure de la manipulation des algorithmes et du recours croissant à l’intelligence artificielle sur les plateformes numériques, des experts alertent le Sénat sur la multiplication d’ingérences d’origine étrangères en Europe. Avec pour objectif de déstabiliser les périodes électorales, à coups de désinformation et d‘altération de la confiance envers les institutions.

Le

Macron Sénat 1 ok
9min

Politique

[Série 1/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : un début constructif, avant la montée des tensions

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Après des débuts plutôt bienveillants, la relation va vite se tendre sur les collectivités, avant qu’elle ne se dégrade sur le projet de réforme constitutionnelle, qui finira enterré.

Le