Élus locaux : vers un « mouvement des écharpes noires de la République » ?
Au congrès des départements de France, François Durovray, président du conseil départemental de l’Essonne, menace le gouvernement « d’un mouvement des écharpes noires de la République » si une solution n'est pas trouvée rapidement sur le financement des aides sociales.  

Élus locaux : vers un « mouvement des écharpes noires de la République » ?

Au congrès des départements de France, François Durovray, président du conseil départemental de l’Essonne, menace le gouvernement « d’un mouvement des écharpes noires de la République » si une solution n'est pas trouvée rapidement sur le financement des aides sociales.  
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« Je n’ai pas envie, demain, après les gilets jaunes des automobilistes, qu’il y ait le mouvement lancé par les élus de la République des écharpes noires de la République ». C’est en ces termes que le président du conseil départemental de l’Essonne, François Durovray a averti les ministres, Jacqueline Gourault et Sébastien Lecornu, sur le malaise des départements concernant les moyens financiers destinés à compenser le coût des aides sociales.

Lors du congrès des départements de France, les deux ministres de la Cohésion des Territoires et des relations avec les collectivités territoriales étaient invités à dialoguer autour d’une table ronde. Au menu des discussions ? Les crédits alloués aux financements des allocations individuelles de solidarité (AIS).

« Nous assurons à hauteur de 10 milliards d’euros des dépenses que l’État devrait assumer. Il s’agit donc d’une dette cachée de l’État » a fait valoir François Durovray. Le président du département a regretté le renoncement d’un accord trouvé avant l’été entre les départements et l’État. « Au lieu des 10 milliards qu’il nous doit, nous acceptions qu’il nous verse 350 millions d’euros. Et nous, nous étions prêts en face à mettre 350 millions d’euros de péréquation horizontale à la condition de bénéficier d’une recette supplémentaire. Et juste avant l’été, le gouvernement a retiré de façon unilatérale, cet accord ».

« Il faut bien comprendre que quand le gouvernement maltraite les départements, il maltraite les territoires, il maltraite les Français les plus fragiles » a-t-il expliqué avant d’ajouter « s’il n’y a pas de solution trouvée très rapidement, ce mouvement des écharpes noires sera lancé ».

 

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